Langue française

  • Que faire avec des parents hystériques ? À quel âge est-il normal de perdre sa virginité ? Comment réagir quand on reçoit par erreur un texto adressé par son père à une maîtresse ? Est-ce que fumer des pétards est mauvais pour la mémoire ? A-t-on le droit de porter des dreadlocks au lycée ? Peut-on fuguer légalement ?
    En vingt-neuf monologues, Claire Castillon capte l'humeur des adolescents d'aujourd'hui, détecte leurs peines, leurs angoisses, décrypte leurs secrets.
    Et surtout nous rappelle qu'ils passent leur temps à observer les adultes, et à commenter leurs actes, sans leur faire trop de cadeaux.
    Autant de mini-comédies qui tournent parfois au drame, quand la solitude ou la tristesse sont les plus forts.
    Après le succès des Messieurs, un livre tendre, impertinent et pétillant d'humour.

  • Lycéennes délurées ou fiancées romantiques, les héroïnes des nouvelles qui composent Les Messieurs ont toutes un point commun : ce sont des jeunes femmes amoureuses d'hommes plus âgés, voire bien plus âgés qu'elles.
    Toutes savent aussi se montrer tour à tour intrigantes, ingénues, entre rouerie et naïveté. Mais ne nous y trompons pas : la cible de ces histoires, ce sont avant tout ces « messieurs » qui paraissent, comparés à leurs petites amoureuses, d'une pathétique lourdeur, ou d'une veulerie un peu coupable.
    Suite de variations sur le thème classique du barbon et de la jeune fille, Les Messieurs réunit autant de « contes cruels », de comédies où se dévoilent les ressorts du désir masculin et les attentes déçues de celles qui l'ont provoqué.
    Des histoires d'abandon, d'innocence et d'effroi comme en connaît seule l'adolescence, et qui confirment que la nouvelle est un genre où Claire Castillon excelle.

  • Elle est enceinte, elle passe la plupart de son temps seule chez elle à faire de la broderie, et. elle entend (croit entendre ?) des voix : ce sont les héréditaires, des fantômes issus de son arbre généalogique. Ils veulent prendre le pouvoir, éloigner son mari, lui voler le bébé. Croit-elle.
    Pendant ce temps, sa mère - très peu maternelle - lui prodigue des conseils inutiles, son père s'efforce - maladroitement - de la rassurer ; son compagnon - qu'elle soupçonne à tort de faire partie du complot - semble ne se douter de rien.
    L'angoisse monte, le passé revient en boucle.
    Va-t-elle tenir jusqu'à l'accouchement ou devenir folle avant le terme ? Mais tout cela n'est peut-être qu'une comédie qu'elle se joue à elle-même.
    Ce roman tendu vers un dénouement inévitable peut se lire comme un cauchemar à la Rosemary's Baby, une réflexion (en forme de règlement de compte) sur le caractère toxique de la famille, ou une allégorie de la maternité. Cinglantes comme des coups de fouet, les phrases de Claire Castillon dessinent un paysage mental d'une noirceur extrême, traversé de traits d'humour ravageurs.

  • Tamara s'est réfugiée auprès de Claude, un médecin prêt à lui offrir une existence confortable si elle accepte de devenir l'épouse modèle dont il a toujours rêvé. Mais cette vie de couple « idéal » devient vite un cauchemar pour Tamara, obsédée par le désir de retrouver Quick, son amant d'avant.
    Entretemps, Quick a rencontré Aimée, l'ex-femme de Claude. Ce chassé-croisé devient rapidement explosif.
    Au milieu de ces adultes incapables de concilier leur besoin d'être aimé et leur soif de liberté, Esther, la fille de Claude et d'Aimée (qui se partagent sa garde) observe, cherche sa place, attend son heure.
    Tamara, Aimée et Esther prennent successivement la parole dans ce roman divisé en trois parties, exprimant avec fougue, espoir ou amertume leur lien avec les hommes qui les entourent. Tamara finira-t-elle par s'enfuir en abandonnant Claude? Aimée reconstruira-t-elle sa vie, et avec qui ? Esther va-t-elle surmonter les conflits violents dont elle hérite ?
    Après la noirceur de Eux, Claire Castillon poursuit son exploration de la guerre des sexes dans un roman d'une force et d'une subtilité remarquables, traquant les mensonges, les faiblesses, les erreurs, scrutant au microscope la façon dont chacun tente de supporter l'insupportable.

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