Gallimard

  • Avoir des parents âgés : quand le regard des autres s'en mêle... Bienvenue en 6e ! "Avant, la seule chose qui comptait, en âge, c'était celui du fond des verres. Et plus on était vieux, plus on était joyeux. Avant, je n'avais pas remarqué que mes parents étaient deux vieillards. Avant, mes copines m'enviaient parce que chez moi on avait le droit de jouer des maracas, de se déguiser avec les affaires de ma mère ou d'étaler de la pâte à modeler sur le bureau de mon père. Du coup, je ramenais plein de monde à la maison mais maintenant, ce n'est plus comme avant. Je n'ai plus tellement envie de montrer mes parents. Tout a changé depuis que je suis en sixième."

  • Ma grande

    Claire Castillon

    Un homme s'adresse à sa femme et raconte comment quinze ans de vie commune et presque autant d'enfer l'ont poussé à commettre l'irréparable. Ils se sont rencontrés à la piscine, se sont aimés brièvement, ont acheté une maison. Il n'a jamais cessé de subir et malgré tout un enfant est né. Sans qu'ils ne laissent aucune marque, ni bleus ni rien de visible, l'homme raconte les coups. Pourquoi est-il resté ? Au fil des pages, on voit s'installer la peur, qui se répand sur sa vie comme une toile d'araignée dont il n'arrive plus à s'extraire. Il a peur de cette femme jalouse, possessive, égoïste, cruelle. Peur qu'elle garde leur fille, peur de la quitter, peur de sa colère et de ses menaces. Ma grande est une histoire de violence conjugale vécue par un homme, un fait-divers décortiqué de l'intérieur, glaçant de justesse.

    1 autre édition :

  • Marche blanche

    Claire Castillon

    « C'est déjà arrivé. J'ai lu mille choses comme celle-là. Une fille vient sonner chez ses parents dix ans après sa disparition. Elle leur lance :
    Vous me reconnaissez ? Et la vie reprend. [...]Les miracles arrivent quand il n'y a plus d'espoir.» Dix ans après la disparition de leur fille Hortense, alors âgée de quatre ans, Carl et sa femme vivent toujours dans l'ombre terrible de ce drame.
    Des marches blanches ont été organisées, l'enquête se poursuit sans résultats. Carl voit avec inquiétude se dégrader l'état mental de son épouse, qui semble discerner partout des preuves que sa fille est encore en vie. Ces troubles de la raison vont se précipiter avec l'arrivée de nouveaux voisins dans la maison d'en face. Géraldine et Bertil ont deux enfants, Ludo et Hélène. Hélène a quatorze ans, exactement l'âge qu'aurait Hortense ; elle a une petite cicatrice sur la lèvre qui correspond à celle qu'avait la fillette. Il n'en faut pas plus pour que la mère se persuade qu'il s'agit de sa fille.
    Ce roman, à la fois haletant et glaçant, est d'une extrême efficacité dans la description de la folie qui étend son empire sur l'esprit de la narratrice. Le délire logique de cette femme, le jugement implacable qu'elle porte sur son mari, sur son entourage, sur le monde et la vie (et assez peu sur elle-même) jettent un trouble profond dans l'esprit du lecteur. Ce roman d'une grande justesse psychologique ne résonnerait pas aussi violemment en nous sans le style très singulier et puissant de Claire Castillon, qui impose de bout en bout son charme vénéneux.

  • River

    Claire Castillon

    River, c'est ma soeur. Ma soeur en moche, ma soeur en noir, ma soeur qui n'a rien à voir avec moi. On partage la même chambre, on respire le même air, mais je la plains et je m'en veux. Elle m'adore et je la comprends. Je suis la fille idéale de nos parents. Elle, comment dire... Vous connaissez le vilain petit canard? C'est comme un boulet. Ma mère lutte. On en est à six thérapeutes par semaine. On voudrait tous qu'un jour elle se sente à l'aise en société. Dans la famille, ça va. Mais au collège ? Qu'est-ce qui se passe dans la cour avec les camarades? Camarades, ceux qui se fichent d'elle et la torturent parce qu'elle n'est pas comme eux, rit trop fort? Je veille. Je suis la lumière au fond d'elle. Un jour, je l'éclairerai si fort qu'on prendra feu ensemble afin de former un seul et même être. Idéal.

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