Pascal Picq

  • Notre espèce Homo sapiens saura-t-elle s'adapter aux conséquences fulgurantes de son succès depuis 40 000 ans et à son amplification sans précédent depuis un demi-siècle ?
    Il n'y a pas si longtemps, plusieurs espèces humaines se partageaient la Terre et échangeaient des techniques et des gènes. Puis des populations sapiennes plus récentes (notre espèce), sorties d'Afrique, sont parties à pied et en bateau à la conquête du monde jusqu'en Australie et aux Amériques, avant d'écarter les Néandertaliens d'Europe ou les Dénisoviens d'Asie, parmi d'autres.
    Telle est la splendide aventure que raconte cet essai. Mais cette étonnante capacité d'acclimatation des hommes depuis plus d'un million d'années pourra-t-elle servir notre adaptation dans un monde urbanisé, connecté, pollué, menacé par des pandémies, comme la Covid-19, et aux écosystèmes dévastés ? Car l'évolution continue.
    Avec ses talents de vulgarisateur hors pair, Pascal Picq interroge les notions de progrès et d'évolution en explorant comment le succès inégalé de Sapiens le rend désormais seul responsable de son devenir : Sapiens est face à Sapiens.

  • La femme est-elle l'avenir de l'homme ? Au présent, elle a du mal à se faire entendre sans élever la voix... Qu'en était-il dans le passé ? Paléoanthropologue, Pascal Picq enquête ici sur la femme des origines.

    Dans ce livre, il ne se contente pas de présenter ce que l'on sait des rapports entre hommes et femmes dans les premières sociétés humaines, il entend placer l'histoire et la préhistoire humaines dans la perspective de l'évolution. Pour embrasser le passé évolutif, il faut élargir le regard : explorer le passé, mais aussi comparer l'humain à ses plus proches cousins, singes et grands singes. Car nos points communs avec les espèces apparentées ne sont pas seulement biologiques, ils concernent également les comportements et la vie sociale, et jusqu'aux rapports entre les sexes.

    La coercition envers les femmes est-elle une fatalité évolutive ou une invention culturelle ? Comment s'est instaurée la domination masculine, qui semble être devenue la règle pour notre espèce ?

    Un livre qui bouscule les idées reçues pour penser autrement l'évolution des femmes et leur rôle dans l'évolution.

  • « Les sportifs s'en remettent à l'arbitre pour rendre une décision sur la base d'une délégation d'autorité et de compétence. Cette question occupe la philosophie depuis des siècles. Si l'homme, par nature, est bon, alors pas besoin d'arbitre (Rousseau). Si l'homme est un loup pour l'homme dans la nature, alors la vie en société ne devient possible que parce que les hommes acceptent l'arbitre et le juge (Hobbes). Or ni Rousseau ni Hobbes ne connaissaient les moeurs des animaux.
    Quand les confrontations sont dues à la compétition sexuelle - le plus souvent entre les mâles -, elles suivent une série convenue d'actions : parades, menaces, vocalises, mouvements et, si cela ne suffit pas, il y aura combat ritualisé. À tout moment, un des deux protagonistes peut se retirer en exécutant un comportement de soumission. Les codes sont clairs, et il n'y a pas besoin d'arbitre. » C'est en qualité de paléoanthropologue que Pascal Picq - par ailleurs handballeur, cavalier, adepte du saut en hauteur et de l'octathlon - esquisse, dans ce livre, une généalogie du sport, enracinée dans les rapports de domination et de séduction les plus fondamentaux du monde animal. L'activité physique fait renaître aujourd'hui des capacités anatomiques, physiologiques et cognitives d'un passé pas si lointain. « Le sport réveille le nomade qui est en nous. »

  • Que nous dirait une femme de Neandertal si elle revenait dans notre monde d'aujourd'hui ?
    Madame Neandertal a vu le jour grâce au mariage paléo-anthropologique de vieux os et de la génétique. Élevée dans le plus grand secret, elle se fait connaître lors d'une conférence sur la biodiversité dans laquelle elle s'adresse publiquement à ses frères sapiens...
    Cette fable philosophico-anthropologique est l'occasion pour Pascal Picq de nous brosser un tableau de l'évolution de l'humanité tout en procédant à l'examen critique des sciences et de la modernité. Madame Neandertal s'interroge : que peuvent bien apporter à l'humanité de demain tous ces « progrès » sans compréhension de ce qu'est l'évolution ? Consternée par la pauvreté de nos débats de société autour de l'éducation, de la procréation ou de l'environnement, elle plaide pour une diversité essentielle à notre survie... Témoin d'un temps où coexistaient différentes espèces humaines, elle nous alerte sur les risques de notre hégémonie destructrice.

    Drôle et érudit, le discours de Madame Neandertal nous aide à cerner les enjeux d'une postmodernité très incertaine.

  • S'adapter ou perir Nouv.

  • De nombreuses découvertes récentes ont enrichi la connaissance que nous avons de nos ancêtres. Pourtant, l'histoire des premiers hommes nous fait toujours l'effet d'un labyrinthe... En prenant pour guide Pascal Picq, le lecteur parcourra sans se perdre cette longue évolution, qui commence au coeur de l'ère tertiaire, durant le long Miocène (de 23 à 5,5 millions d'années) ; il découvrira nos lointaines origines communes avec les singes, bien plus humaines qu'on ne l'imaginait !
    Ce captivant récit se poursuit jusqu'à l'apparition d'Homo erectus, dont l'émergence vers 1,9 million d'années marque un tournant dans l'histoire de la vie : ses innovations techniques et culturelles, comme le feu et la cuisson, interagissent avec son évolution biologique, modifiant son corps, son cerveau et la société. Une étape décisive qui témoigne de la puissance du genre Homo, le premier grand singe qui a dominé l'ancien monde.

  • Comment la croyance peut-elle aller à l'encontre de ce que l'on sait ? Derrière cette question, volontairement provocante, Pascal Picq interroge les origines de l'Univers, de la Vie, et de l'Homme sur la Terre. S'appuyant sur la longue histoire des sciences, il montre en creux la résistance de nos esprits modernes à comprendre le monde hors des sentiers sacrés.
    Les questions sur les commencements, nous dit-il, importent autant que leurs réponses, variées et riches. Car la curiosité humaine ne se tarit jamais. Au cours des derniers siècles, Charles Darwin puis Albert Einstein ont repoussé les limites du monde. Visionnaires conscients - et inquiets aussi - de briser des tabous, ils ont ouvert des voies essentielles à la recherche moderne. On sait depuis que rien n'est éternel, que tout évolue : l'Univers, la Vie et l'Homme...

  • « C'est nous qui éliminons les grands singes et qui créons les robots. Comment apprendre à vivre avec ces nouvelles intelligences artificielles pour assurer un futur meilleur à l'humanité ?
    Ma réponse d'éthologue et de paléoanthropologue est qu'il nous faut d'abord comprendre les intelligences naturelles qui accompagnent notre évolution, à savoir celle des singes et des grands singes.
    Sinon nous serons les esclaves des robots. » P. P.

    Ce livre plein d'humour nous en apprend beaucoup sur nous-mêmes, sur les hommes (et femmes) politiques, sur les grands singes... et les robots.

    C'est aussi un bestiaire à clés et toute ressemblance avec des personnages existants risque de ne pas être fortuite...

  • L'humanité est-elle prête à vivre avec d'autres intelligences ? Dans ce livre, Pascal Picq analyse la coévolution de l'espèce humaine et de ses proches - les australopithèques d'hier comme les chimpanzés d'aujourd'hui - avec les innovations techniques et culturelles actuelles. Retraçant les fondements des intelligences animales, humaines et artificielles dans une approche évolutionniste, il nous explique comment elles ont émergé, en quoi elles diffèrent fondamentalement et pourquoi certaines d'entre elles sont plus performantes que d'autres.
    Une nouvelle phase de l'évolution se dessine en ce moment, dont il est urgent de prendre la mesure : il nous faut apprendre, et vite, à vivre en bonne intelligence avec toutes ces intelligences. En attendant les promesses du transhumanisme, une décennie de tous les possibles s'ouvre à nous. Les technologies ne suffiront pas si l'humanité ne s'inscrit pas dans une véritable vision évolutionniste qui associe les intelligences humaines, animales et artificielles.

  • L'évolution ne se contente pas de raconter l'histoire de la vie avec ses fossiles emblématiques devenus héros de cinéma comme les dinosaures et les mammouths. Ce récit pourtant n'est pas un conte ou un mythe, mais une chronique fascinante construite par la science. De grands scientifiques (Lamarck, Darwin, Gould, etc.) nous aideront à comprendre pourquoi il y a toujours des espèces, qui apparaissent, d'autres qui se diversifient et d'autres encore qui s'éteignent. Et nous nous demanderons aussi pourquoi la théorie de l'évolution se heurte encore à tant de résistances. Sans l'évolution, nous ne serions pas là : mais si nous ne la comprenons pas, c'est la vie des générations futures qui sera mise en danger. Pascal Picq, paléoanthropologue au Collège de France, étudie les origines et l'évolution de l'homme et des grands singes. Fervent défenseur des théories de l'évolution, sa démarche associe volontiers art et science.

  • À l'aube de sa carrière, Charles Darwin accomplit le périple qui lui permit de prendre la mesure de l'extraordinaire richesse du monde naturel. Pour lui, pas de vie sans évolution, et pas d'évolution sans diversité !
    Un siècle plus tard, celui qui deviendra le grand anthropologue Claude Lévi-Strauss, parti tout jeune à la découverte des peuples amazoniens, comprit que la diversité culturelle est tout aussi cruciale pour l'évolution de l'homme.
    Pascal Picq imagine les deux savants partant à la redécouverte du nouveau monde. Ils seraient bien en peine de le reconnaître de nos jours, tant la diversité naturelle et culturelle a été atteinte. À mesure que des espèces disparaissent, que des cultures et des langues meurent, c'est notre avenir et celui de la Terre qui sont compromis.
    Darwin et Lévi-Strauss nous avaient pourtant avertis.
    Un appel passionné à une prise de conscience urgente et salutaire.

  • " La paléoanthropologie, qui étudie l'évolution biologique de l'homme, traque nos ancêtres depuis un siècle et demi. Elle répond au besoin universel de savoir "ce que nous sommes". Mais, ce faisant, elle reste profondément influencée par nos mythes séculaires, nos croyances religieuses et nos constructions philosophiques.
    D'un point de vue strictement scientifique, nous ne connaissons qu'une partie de l'arbre évolutif des hommes et des grands singes africains. Mais ce que nous commençons à percevoir bouleverse toutes les conceptions classiques de l'homme et sa place dans l'histoire de la vie.
    Le temps est venu de proposer un récit scientifique des origines de l'évolution de l'homme, avec ses incertitudes et ses questionnements, mais en prenant en compte toutes les avancées acquises. " P. P.

  • Dans ce deuxième dialogue, qui fait suite à  Darwin et l'évolution expliqués à  nos petits-enfants, Pascal Picq prolonge la question de l'évolution à  propos des origines et de l'évolution de la lignée humaine. Il retrouve ainsi l'organisation de l'oeuvre darwinienne, imposée par les circonstances de l'époque, qui débute par L'Origine des espèces au moyen de la sélection naturelle publiée en novembre 1859, où Darwin ne fait que glisser une allusion quant aux origines de l'Homme. Mais il laisse passer deux décennies avant de publier en 1871 La Généalogie de l'Homme en relation avec la sélection sexuelle, et en 1872 L'Expression des émotions chez l'Homme et l'animal, où cette fois, il évoque les origines de notre lignée. Avec ces livres majeurs, il lègue un programme de recherche sur les fondements naturels de nos comportements et de nos capacités mentales dites supérieures. Hélas, entretemps, l'expression « l'Homme descend du singe » a déjà  jeté un voile d'appréhension et d'ignorance sur ce que sont les singes et les grands singes, et donc sur nos origines communes. Un siècle plus tard, un chercheur reprend le flambeau en introduisant les grands singes et l'éthologie dans le champ de la paléoanthropologie. Deux décennies passent et il raconte cette grande aventure de la connaissance à  nos petits- enfants.De même que connaïtre l'évolution, c'est comprendre les relations entre les espèces et les changements d'environnement intéressant les questions liées au développement durable, reprendre le récit qui conduit à  la seule survivance de notre espèce Homo sapiens appelle une nouvelle réflexion sur la place de l'Homme dans l'histoire de la vie et sa responsabilité envers l'évolution en cours, en touchant des questions liées à  la laà¯cité, au sexisme, au racisme et à  l'espécisme. Pascal Picq, paléoanthropologue au Collège de France, étudie les origines et l'évolution de l'homme et des grands singes. Fervent défenseur des théories de l'évolution, sa démarche associe volontiers art et science.

  • « Notre humanité compte-t-elle déjà des jeunes femmes et des jeunes hommes promis à l'immortalité´ ou, tout au moins, à une vie pluricentenaire? De telles rumeurs nous viennent de Californie où les prophètes des nouvelles technologies oeuvrent pour battre le record de longévité´ détenu par notre vénérable Jeanne Calment. Plus qu'un choc culturel entre le Nouveau et l'Ancien Monde, c'est l'annonce d'une révolution anthropologique. Grâce à la magie de la fée numérique, il devient possible de libérer les humains de leur condition de chenille bipède encore engluée dans les fils de l'évolution. Cette promesse s'inscrit dans un programme : le transhumanisme. Celui-ci affiche un but: le posthumanisme, ou le déploiement du génie créatif des hommes pour dépasser leur condition.
    Après le Paléolithique, le Néolithique, les âges des métaux et les révolutions industrielles, le numérique nous fait entrer dans un nouvel âge de l'humanité. » P.P.

    Les nouvelles technologies nous font basculer dans une ère à laquelle l'homme ne survivra peut-être pas. Le transhumanisme est certes l'aboutissement de millions d'années d'évolution, mais le posthumanisme annonce une rupture.
    Appréhender ce nouvel âge de l'humanité est donc une urgence et un défi. Pour le relever, Pascal Picq replace les bouleversements en cours dans une perspective paléoanthropologique. Et il le fait de façon accessible, en dialoguant avec une lycéenne.
    Cet essai vif et érudit permet à chaque lecteur de prendre conscience que nous vivons un moment décisif de l'histoire de l'humanité.

  • Parmi les trois « origines » (de l'univers, de la vie, de l'homme) qui font depuis toujours les grands succès de l'édition scientifique, l'origine de l'homme est le domaine de recherches qui a connu récemment les changements les plus radicaux. La multiplication des découvertes de fossiles d'hominidés relègue aux oubliettes l'idée d'une lignée ancestrale unique et jette le doute sur les théories expliquant de façon univoque le passage du simiesque australopithèque au sémillant Homo sapiens sapiens.
    Abondamment illustré de cartes, crânes et fossiles, cet ouvrage d'un spécialiste renommé synthétise avec clarté le long chemin (environ six millions d'années) qui mène de la célèbre Lucy à Neandertal et aux Magdaléniens.

  • « L'homme est un animal politique », dit-on, en oubliant un peu vite que, s'il est politique, il reste aussi animal, et que peut-être d'autres espèces aussi sont elles-mêmes politiques. C'est ce que rappelle Pascal Picq dans cet ouvrage tonique et un rien provocateur où il explore les origines naturelles de la politique.

    S'ouvrant à la manière de La Fontaine sur une petite galerie de fables et de portraits où il appartiendra au lecteur de deviner quelles personnalités se cachent sous les figures du babouin à toison grise, de l'orang-outang, du gorille ou encore du bonobo et du titi à fraise, ce livre n'est pourtant pas qu'une amusante suite de « singeries » ; c'est aussi une réflexion sur le pouvoir, dans ses jeux et ses enjeux, tels qu'ils apparaissent chez les animaux eux-mêmes, notamment les chimpanzés, les plus étudiés à cet égard.

    Sexe, intérêt et conflits, mais aussi entente et réconciliation : nous n'avons rien inventé !

  • - Nous vieillissons, nous mangeons mal, nous nous déchirons entre clans et communautés. Et de ces problèmes et d'une foule d'autres qui sont notre lot contemporain, nous débattons comme si l'homme avait toujours été le même, comme s'il échappait à la nature, comme s'il n'était pas né d'une longue, très longue et très chaotique évolution.
    - Fondé sur les développements les plus récents de la paléoanthropologie, ce livre est une surprenante tentative pour jeter un regard original sur nos questionnements d'aujourd'hui, à propos du vieillissement, de l'alimentation, du sort fait aux animaux, de la morale ou encore du développement durable.
    - Car cette science en pleine explosion ne nous instruit pas seulement sur nos origines et notre histoire passée.
    Elle nous force à nous interroger sur nous-mêmes et peut éclairer les débats de notre temps.

  • dans cette première histoire de l'homme, en croisant l'histoire des mentalités, de la philosophie et de la génétique, pascal picq explique le long cheminement menant à la reconnaissance de la pluralité des peuples de la terre.
    s'appuyant sur quelques grands moments d'histoire - par exemple la controverse de valladolid ou le procès du singe en 1925, il pose les jalons d'une nouvelle histoire de l'évolution, en harmonie avec l'environnement. un livre passionnant sur la quête des origines humaines.

  • " Sur quels arguments s'appuient les créationnistes ? Ils ne datent pas d'hier, mais quelles sont leurs formes contemporaines ? Et, surtout, qu'est-ce qui permet de les récuser ? La théorie de l'évolution n'explique pas tout, ce n'est pas une vérité absolue, établie une fois pour toutes, mais elle ne s'en distingue pas moins radicalement de toutes les autres tentatives, mythologiques, religieuses, idéologiques, philosophiques pour rendre compte de notre monde, et de ce que nous sommes. Voilà, je crois, de quoi remettre le débat sur de nouvelles bases. " Pascal Picq.

  • L'être humain est un bipède, un animal qui marche. Et c'est avec la marche que la pensée prend forme. Intimement lié à la pensée et à l'imagination, l'exercice physique de la marche est souvent à l'origine même de l'oeuvre des plus grands philosophes, de Socrate à Emmanuel Kant et à Michel Serres. Les pieds et le cerveau sont indissociables. Pascal Picq, éminent paléoanthropologue, prend ici le chemin de la philosophie et s'interroge : est-ce que je marche, donc je suis ? Ou faut-il dire : «je suis, donc je marche ?».
    Dans nos sociétés toujours plus sédentaires, le geste de la marche est menacé d'oubli. Pourtant la survie de notre espèce et notre liberté en dépendent.

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