Maelstrom

  • Je te fais signe à travers les flammes.
    Le Pôle Nord a changé de place.
    La Destinée Manifeste n'est plus manifeste.
    La civilisation s'autodétruit.
    Némésis frappe à la porte.
    À quoi bon des poètes dans une pareille époque?
    À quoi sert la poésie ?
    L'imprimerie a rendu la poésie silencieuse, elle y a perdu son chant. Fais-la chanter de nouveau !
    Si tu te veux poète, crée des oeuvres capables de relever les défis d'une apocalypse, et s'il le faut, prends des accents apocalyptiques.
    Tu es Whitman, tu es Poe, tu es Mark Twain, tu es Emily Dickinson et Edna St Vincent Millay, tu es Neruda et Maïakovski et Pasolini, Américain(e) ou non, tu peux conquérir les conquérants avec des mots.
    Si tu te veux poète, écris des journaux vivants. Sois reporter dans l'espace, envoie tes dépêches au suprême rédacteur en chef qui veut la vérité, rien que la vérité, et pas de blabla...

    Recueil inédit en français. qui a déjà vendu plus de 10.000 ex aux USA! A 93 ans, le grand auteur et éditeur de la Beat Generation ressent le besoin d'une adresse aux jeunes poètes dans un monde au bord d'un grand renouveau. C'est ainsi qu'il insuffle joie, esprit de combat, avec un maître-mot : Insurrection comme synonyme d'art poétique et d'art de vivre ! Dans ce livre, se retrouve aussi un work in progress historique : le texte «What is poetry?» une énumération - définition/anti-définition de la poésie.

  • Gaëlle, jeune lycéenne, s'offre 2 sources d'inspiration. Son père, syndicaliste renommé des Forges de Clabecq en voie de fermeture et le concierge de son école, d'origine étrangère et à vocation soufie. Le premier la pousse à être une battante, ambitieuse et engagée. Le second prône l'isolement, la solitude voire l'inaction.
    Que faut-il faire et comment être alors ? Retrousser ses manches pour former, déformer, conditionner et reconditionner sa vie et celle des siens même si cela aboutit parfois à quelques violences ? Ou se baigner dans un monde doux, mystique, plein de bonnes intentions, poétique mais passif et malheureusement incapable de produire une miche de pain ?
    À l'âge de 25 ans, les deux hommes lui avaient promis un cadeau saugrenu pour son 40e anniversaire. Mais le jour J, ils ne sont pas là...

  • Debordements

    Dominique Massaut

    Né en 2014 un hiver de crues, au bord de la Laïta, dans le Finistère, Débordements raconte la colère d'une nature par l'homme domestiquée, arasée, bridée, étranglée, vidée parfois.
    Il raconte aussi et surtout ce que les eaux de cette colère charrient avec elles de verroteries, de gadgets, de machines, de déjections chimiques, d'alchimioles giclatoires, de poisons, jusqu'au sixième continent...
    Un texte débordant, sonore, où des voix diverses, en flux, en flow, se mêlent à une poétique de sons et de musiques.
    Un véritable manifeste humaniste et écologiste. Ce projet donne naissance également à un spectacle ainsi qu'une série d'ateliers de sensibilisations en milieu scolaire et associatif.
    L'enfance vient enfin attester que, tout au bout, tout au bout du gigantuesque des industries folles, et des dérèglements qu'il insuffle, la nature, lentement ressurgit, de toute sa force modeste et sûre.
    Un CD accompagne ce livre avec les voix de Dominique Massaut, Laurence Vielle, Vincent Tholomé et David Giannoni. Musiques : Gauthier Keyaerts et Alain Subrebost.

  • Amour et kabbale

    Sophie Favennec-Buyse

    Simon est astrophysicien et féru de kabbale. Il rencontre Léa, une archéologue qui travaille sur les manuscrits de la mer Morte. Ces personnages partagent une même passion pour la recherche scientifique et la quête spirituelle.
    L'un veut relier le monde d'en haut à l'infiniment petit de la physique quantique et l'autre tente de remembrer les textes du passé pour réparer les brisures de son peuple et de l'histoire. L'union de Simon et Léa s'élèvera grâce aux voies de l'amour mystique. Leurs âmes sensibles et éveillées inventent une nouvelle forme d'amour inspiré par la kabbale.
    Une découverte historique viendra ponctuer cette histoire et les mettra devant un choix : la rendre publique ? Comment? Et avec quelles conséquences?

  • Tenir

    Lisette Lombé

    Nomme-toi ! Appelle-toi afroféministe, afrodescendante, afropéenne, afropunk, queer, artiviste... Avec ou sans majuscule, nomme-toi ! Pas dans une case, pas comme une cage mais pour la rage. Rage d'exister. Sortir de l'ombre. Se redresser. Te rendre, les rendre, nous rendre visibles. Sois fière de ton parcours, de ta couleur, de tes origines ! Parle de là où tu es, de qui tu es, de qui tu aspires à être. Sois fière de tout, de tes questionnements, de tes ambivalences, de tes ressacs et de tes erreurs ! Ne t'excuse de rien !

  • Alors que la crise sanitaire actuelle révèle les profondes inégalités sociales et de santé de nos sociétés, cette publication se fait l'écho du monde de la rue, depuis l'expérience des premiers concernés : des paroles recueillies pendant plusieurs années lors de discussions entre personnes sans abri, travailleurs sociaux, quidams, dans des lieux d'accueils bruxellois. Le mal-logement est une épreuve, une honte, un déni de justice, un échec à faire société : on l'entend dans les discours politiques, dans les bouches des experts, dans celles des travailleurs sociaux. On entend aussi qu'être à la rue serait pour certains un choix de vie, ou qu'à cette situation dramatique on ne pourrait rien changer, tout au plus apporter un peu d'aide : un café, un repas, un lit pour la nuit. Les façons de nommer et de montrer ce phénomène sont multiples, plus souvent le fruit de clichés recyclés que d'une réelle écoute de ceux qui, les premiers, sont concernés par cette situation. C'est ce que tente de faire l'ouvrage Paroles données paroles perdues ? qui assemble des fragments d'espaces de paroles entre personnes sans abri, travailleurs sociaux et quidams. Des réunions pour parler, en contrepoint de l'urgence, de l'appel à l'action. Un travail de sélection et de mise en forme de conversations, réalisé à partir des archives de ces réunions filmées pendant plusieurs années. Le livre donne à saisir ce qui précisément se joue au centre des interactions entre ces acteurs : des enjeux identitaires, professionnels et politiques. L'originalité de l'ouvrage réside dans sa forme, inspirée de celle du glossaire, mais surtout dans les questions qu'il soulève, en prenant pour point de départ la parole des personnes sans abri et mal logées. Paroles données paroles perdues ? fait résonner la voix des personnes qui fréquentent les services de l'aide sociale, pour questionner la place, les limites et les possibilités de leur participation, dans un environnement où survie, mises à distance, violences et illisibilités institutionnelles murent l'horizon.

  • Suzanne a la pomme

    Jacques De Decker

    Ce livre est né d'une complicité, de l'amour commun des tableaux, de quelques contraintes amicalement choisies et de l'irrésistible envie de rendre le sérieux ludique. Jacques écrirait une fiction sur la peinture au début du XXIe siècle.
    Quel autre écrivain aurait pu se mouvoir avec tant de facilité et de souplesse dans l'univers quasi secret des galeries et des ateliers d'artiste ? Sous son regard assuré d'observateur, ce fils de peintre a inclus dans un récit aussi précis que passionnant une tranche de vie complète de l'époque : les personnes qui travaillent pour qu'une galerie « tourne », les comportements parfois étranges des collectionneurs, les commerces avoisinants avec leurs vitrines et leurs secrets avouables et inavouables. Au cinéma, nous imaginerions l'auteur en photographe joué par James Stewart dans Fenêtres sur cour. Mais il ne s'est pas arrêté là.
    Par une provocation habile, il m'a amenée, quelques années plus tard, à mettre son récit en images. En fin connaisseur, il savait parfaitement comment parler à l'illustratrice que je suis. Nous avons ainsi joué à un jeu vertigineux : prendre la peinture, la transformer en verbe pour retransformer celui-ci en images...
    Hélas, le décès inopiné de Jacques est survenu avant la parution de ce livre.
    Puisse Suzanne à la pomme offrir au lecteur le même plaisir que celui que nous avions à évoquer si souvent ce petit monde insolite et tellement humain.

    Maja Polackova

  • Vertige !

    Philippe Remy-Wilkin

    Attiré par une invitation assez mystérieuse, un auteur vient découvrir l'Africamuseum de Tervueren, rouvert après cinq années de rénovation et bien des polémiques sur sa décolonisation. Mais la visite guidée s'avère charrier bien des connexions souterraines. Qui renvoient aux racines africaines de l'auteur, à une jeunesse lacérée par le non-dit, le trop-dit, les secrets de famille, à l'Histoire belge aussi, qui fonde le décor de ses livres. Notre héros parviendra-t-il à résister au vertige qui le saisit, à décrypter les signes qui tracent une voie lactée dans son univers psychique?
    Vertige ! Dans un texte resserré, Philippe Remy-Wilkin réussit à faufiler des éléments de suspense à travers les anecdotes et les rebondissements de ce qui aurait pu s'assimiler à un simple moment culturel. Et un supplément d'âme : la moindre parcelle du récit fait sens. In fine, l'orchestration globale de l'aventure inscrit un destin individuel dans un mouvement plus large, offre un de ces moments d'injonction intime où l'être humain doit tenter de s'arracher au marécage des habitudes et des lâchetés pour résoudre sa propre énigme.

  • Poche de noir

    Mans Gerard

    Mi-temps des années 90. Raymond Vidal ne rejoindra plus le Palais de la Mer. Sa démarche erratique conduit l'employé du musée de Charente-Maritime jusqu'en Croatie. Sur fond de conflits yougoslaves, la balkanisation des esprits gagne du terrain. Qu'arrive-t-il à cet homme qui parle seul, se prend pour une pieuvre et subit l'appel hypnotique d'un tableau du Caravage disparu en mai 45 dans un bunker berlinois ?
    La question fait courir Charles Bernard à travers l'Europe. L'enquêteur entend bien redorer le blason de la filature familiale. Une mission qui passe par des témoins. Il y a d'abord Occhipinti. Cet historien d'art milanais imagine toucher la « vraie vie » en recueillant chez lui un clochard bavard. C'est aussi l'affaire de la Brambilla. Pour élever sa gamine, la jeune Romaine demande conseil à Saint Matthieu et propose son corps au plus offrant.
    Tandis que ces voix se font des histoires, d'autres tirent profit de la fiction ambiante. Des communautés interlopes dans lesquelles se croisent marchands de drogue, amateurs d'art et banquiers. Et pour ceux-ci, un homme à la dérive ressemble moins à un céphalopode qu'à un beau pigeon.

  • Trip tram

    Milie Kate

    Maintenant, il y avait ce tout nouveau dossier « Faits divers ». Il avait éclaté de rire. Quoi, on lui demandait d'enquêter sur des histoires d'attentats poétiques ! Une mystérieuse bande s'amusait à jouer avec les abris de tram et de bus. L'abri PO/AIME vous souhaite la bienvenue... Temps de l'attente... Tram qui n'arrive pas... Ennui... Matraquage des images publicitaires... Ces poèmes vous inspirent ? Échangeons nos mots, nos phrases... Réinventons l'espace public par la lecture et l'é/CRI/ture.
    Lui, un détective privé revenu de tout. Elle, une rebelle recherchée par les forces de l'ordre. Une folle poursuite sur la ligne 93. Une histoire d'amour sur fond de cavale. Embarquez dans un voyage pas comme les autres...

  • Battre les cartes

    Carmelo Virone

    Et si la musique n'était qu'une ruse de la nature pour assurer en nous la survie de notre enfance ? Et si un terrain de football s'avérait être une sculpture cinétique ? Et si, avec leur conte Le joueur de flûte, les frères Grimm avaient écrit une fable sur la politique gouvernementale actuelle en matière d'accueil des migrants ? Et si...Au fil des onze nouvelles qui composent ce recueil, Carmelo Virone donne libre cours à son goût de la spéculation et des interprétations délirantes. Avec une érudition malicieuse et gourmande, parfois iconoclaste, il interroge notre société à la lumière d'oeuvres du passé. Que nous apprennent-elles sur l'ordre du monde ? Peut-être toutes les histoires ont-elles déjà été écrites. Mais, comme la vie même, la littérature ne dit jamais son dernier mot. Il suffit de battre les cartes pour relancer le jeu.

  • On me dit commémoration.
    Quelle mémoire ai-je en commun ?
    On me dit commémoration.
    Quelle mémoire ai-je en commun.
    Avec le sang d'une boucherie ?
    On me dit boucherie.
    Je pense corps confinés au statut de carcasse.
    Par centaines.
    Par milliers.
    Par centaines de milliers.
    Suspendus aux manches de baïonnettes patriotiques.
    Suspendus aux crochets d'une histoire en marche.
    On me dit boucherie.
    Je pense millions de corps carcasses.
    À la conscience décapitée.

  • Qu'est-ce qui sépare une journaliste radio à Paris, spécialiste des conflits en Afrique, et un jeune ethnologue roumain ? Suffisamment de choses pour que Claire, dans un premier temps, décline poliment l'invitation de l'énigmatique Stefan M. à venir réaliser un reportage sur la Roumanie de l'après Ceausescu.
    Et qu'est-ce qui, mystérieusement, les relie pour qu'elle se ravise et rejoigne l'ethnologue qui ne la connaissait jusque là que par sa voix ?
    La voix, c'est tout le thème de ce roman que l'on sent de bout en bout adressé.
    Dans le petit village de Snagov, Claire découvre la chape de silence par-dessus les tensions, amertumes et violences d'autant plus sensibles un an à peine après la révolution de 1989 qu'au bord de ce lac renommé les victimes du pouvoir côtoient encore leurs bourreaux.
    Peu à peu elle donne la parole à ceux qui se désignent eux-mêmes comme «démolis» de l'ancien régime, victimes d'un Plan parmi d'autres, où ils ont été forcés de détruire leur maison et d'habiter des immeubles construits par le pouvoir. Son intention pourtant n'est pas de réaliser un reportage...
    Dans ce village meurtri, la journaliste et l'ethnologue s'attendent, se cherchent et se perdent, chacun prisonnier de ses hantises. Ils n'ont que quelques jours pour accomplir le rituel qui seul peut les sauver...
    À la fois livre de l'intime et livre d'enquête, ce roman clôture une trilogie commencée par l'auteur avec La Plus que Mère et La Cérémonie des Poupées, tous deux parus chez maelstrÖm et traversés par cette même obsession du non-dit et de la prise de parole, du rituel et de la catharsis.

  • Le cavalier

    Martin Ryelandt

    Antoine Friedland, un homme au physique hors du temps, survole sa vie en attendant un destin qu'il croit inéluctable. La rencontre avec une femme biélorusse, Louise, et un homme énigmatique, Aston Martin, le convainc que son heure est venue.
    Il s'ensuit un chassé-croisé entre ces protagonistes, chacun à la recherche d'une logique particulière : Antoine, guettant des signes qui lui confirment son destin ; Louise, exaltant son désir d'exister à travers l'amour ; Aston Martin, orchestrant un trafic qui aiguise l'appétit de rivaux à la gâchette facile.
    Wilbur, un prince mystérieux agrippé à son fief de la Montagne Bleue, survient en creux dans cette histoire en y égrenant des sentences de joueur d'échecs. Et en effet, on peut interpréter ce récit comme une succession de passes d'arme sur un échiquier imaginaire.
    Roman (très belge, comme son auteur) sur la folie du hasard, sur le danger qui plane sur le monde d'aujourd'hui, où chacun est livré à soi-même, Le Cavalier, ne peut se lire que d'une traite, entraînant le lecteur dans le même gouffre que celui des personnages.

  • Ancetres / ancestors

    Vielle Laurence

    Cette année, en Belgique, Europalia met à l'honneur l'Indonésie.
    L'Indonésie... 13 466 îles.
    On me propose d'y partir, écrire.
    Le culte des ancêtres. Sulawesi.
    Je ne connais pas cette île.

    Il y a des moments de la vie où le sol se dérobe.
    Partir à Sulawesi, vers l'inconnu paraît une tâche au-dessus de nos forces.
    Et puis, on atterrit là-bas.
    C'est la nuit. Fadil et le poète Faissal Oddang nous attendent.
    Juillet 2017, le voyage commence.
    S'ouvre le sourire.

  • écrire en marchant

    Chantal Deltenre

    « C'est à l'âge de vingt ans que j'ai commencé à écrire en marchant, puis en mouvement, dans les transports en commun, le bus, le métro, le train. Je ne parviens pas à écrire en avion. L'avion me transporte au sens où il ravive chez moi un enchantement enfantin qui me ramène à un âge avant l'écriture. Je reste le nez collé au hublot ou les yeux rivés à la carte du suivi de vol en temps réel où l'appareil minuscule progresse à l'allure d'un escargot. Parfois je note l'apparition d'une île au milieu d'un océan, le dessin de ses contours. Je n'écris jamais rien de plus que ce qui se donne à voir, quelques pensées parfois. » En racontant la première fois où elle est partie écrire en marchant, Chantal Deltenre, ethonologue et écrivain, partage une naissance à l'écriture et comment elle a changé son rapport au monde. Avec des photos de l'auteur.

empty