• Poney flottant

    Isabelle Wery

    Sweetie Horn, autrice à succès, reprend conscience dans le coma. Incapable de communiquer avec le monde extérieur, elle entreprend d'écrire mentalement le récit de ses premières années. Elle se souvient, elle a 10 ans et vit en Angleterre dans la ferme familiale. Très imbue de sa petite personne, elle exige un cheval pour son anniversaire. Mais soudain, voilà que son corps décide de ne plus grandir. On la surnomme Poney. Et ça, ça lui tape sur les nerfs ! Elle fomente sa revanche...

    Poney flottant est un conte initiatique, un roman audacieux et captivant à l'image de son héroïne.

  • Si les mathématiques étaient un genre littéraire, ce serait certainement la poésie. L'élément poétique peut venir par l'apparition d'éléments étrangers et inattendus dans un texte. On peut trouver une certaine beauté aux mots qui surgissent avec leur charge de mystère dans un dialogue où ils n'ont rien à faire. Ils appartiennent à une autre langue. C'est un peu comme quand vous écoutez une chanson dans une langue étrangère à laquelle vous ne comprenez rien et que vous y percevez une force tout à fait mélodieuse et mystérieuse.
    Cédric Villani est directeur de l'Institut Henri Poincaré à Paris, et professeur à l'Université Claude Bernard de Lyon. Ses principaux thèmes de recherche sont la théorie cinétique (les équations de Boltzmann et Vlasov, et leurs variantes), et le transport optimal et ses applications. Son travail lui a valu plusieurs reconnaissances nationales et internationales, dont la médaille Fields en 2010. Depuis lors il remplit un rôle de porte-parole et d'ambassadeur pour la communauté mathématique française auprès des médias et des politiques. En décembre 2013, il a été élu à l'Académie des Sciences de Paris. Derniers ouvrages parus : Théorème vivant (Grasset & Fasquelle), La Maison des mathématiques (avec Jean-Philippe Uzan et Vincent Moncorgé - Le Cherche Midi).

  • Un matin de février, deux corps mutilés sont découverts à Bruxelles : celui d'un SDF dans un parking, puis celui d'un nanti dans son appartement. La commissaire Natacha Barthel arrive sur les lieux. À ses côtés, une journaliste autorisée à couvrir les deux enquêtes. Ça sonne comme un polar. Sauf que tout est vrai ! Anne-Cécile Huwart livre le récit de cinq années de reportage sur les pas de la Crim'.

  • Poèmes anglais

    Fernando Pessoa

    Entre l'âge de 8 et 17 ans, Fernando Pessoa a vécu en Afrique du Sud ; il lui en restera une parfaite maîtrise de la langue anglaise. S'appropriant cette langue qui n'est pas la sienne, il la réinvente à sa façon (un peu à la manière de Beckett écrivant en français). Si, de son vivant, il n'a publié sous son nom qu'une seule oeuvre en portugais, sont par contre parus quatre recueils en anglais, plus de nombreux fragments, rassemblés dans ce livre. Dans une grande rigueur d'expression, Pessoa y atteint les sommets de la poésie métaphysique, notamment dans Antinoüs et dans les Trente-cinq sonnets, qui comptent parmi ses plus grands chefs d'oeuvre.

    Charme.
    De la rive lunaire des songes, Je tends vers toi mes mains jointes, O toi qui descendis d'autres fleuves, Que ceux que l'oeil espère voir !
    O couronnée des rayons de l'esprit !
    O spiritualité voilée !

    Mes rêves et mes pensées abaissent, Leurs oriflammes à tes pieds.
    O ange qui naquis trop tard, Pour rencontrer l'homme déchu !
    Sous quelles neuves espèces sensibles, Nos vies jumelles connaîtront-elles, la douceur ?

    De quel nouvel émoi dois-je, Rêver pour te croire mienne ?
    De quelle pureté du désir ?
    Toi qui te vrilles comme une vigne, Autour de ma foi caressée !
    O vin de l'esprit pressé en rêve !

  • Grand Arbre est malade raconte l'histoire de Frimousse. Dans son monde, Grand Arbre est un être fort important. Grand Arbre pourrait être maman, papa ou toute autre personne avec qui l'enfant a un lien affectif. Mais Grand Arbre est envahi par des vers, une maladie qui exige un traitement fort sévère. La vie de Grand Arbre et Frimousse en sera complètement bouleversée. L'imaginaire s'alimente de la réalité du cancer et de son traitement. Intervention chirurgicale, chimiothérapie, rayons, pertes de cheveux, tout s'y retrouve. Frimousse passe par une multitude d'émotions: tristesse, tendresse, colère, peur, espoir.

  • Je te fais signe à travers les flammes.
    Le Pôle Nord a changé de place.
    La Destinée Manifeste n'est plus manifeste.
    La civilisation s'autodétruit.
    Némésis frappe à la porte.
    À quoi bon des poètes dans une pareille époque?
    À quoi sert la poésie ?
    L'imprimerie a rendu la poésie silencieuse, elle y a perdu son chant. Fais-la chanter de nouveau !
    Si tu te veux poète, crée des oeuvres capables de relever les défis d'une apocalypse, et s'il le faut, prends des accents apocalyptiques.
    Tu es Whitman, tu es Poe, tu es Mark Twain, tu es Emily Dickinson et Edna St Vincent Millay, tu es Neruda et Maïakovski et Pasolini, Américain(e) ou non, tu peux conquérir les conquérants avec des mots.
    Si tu te veux poète, écris des journaux vivants. Sois reporter dans l'espace, envoie tes dépêches au suprême rédacteur en chef qui veut la vérité, rien que la vérité, et pas de blabla...

    Recueil inédit en français. qui a déjà vendu plus de 10.000 ex aux USA! A 93 ans, le grand auteur et éditeur de la Beat Generation ressent le besoin d'une adresse aux jeunes poètes dans un monde au bord d'un grand renouveau. C'est ainsi qu'il insuffle joie, esprit de combat, avec un maître-mot : Insurrection comme synonyme d'art poétique et d'art de vivre ! Dans ce livre, se retrouve aussi un work in progress historique : le texte «What is poetry?» une énumération - définition/anti-définition de la poésie.

  • Nues

    Jacques Richard

    "J'ai commencé à peindre une série de femmes il y a une dizaine d'années. Nues, en pied et grandeur nature. De face. J'y ai pensé de temps à autre, pendant un an à peu près, sans donner suite. Il fallait que l'idée se développe, prenne assez de place pour se clarifier dans mon esprit, et se resserre ensuite pour pouvoir se matérialiser sur une toile." Jacques Richard

  • "Entends-tu aussi ce qui éclot dans cette nuit ?"

  • Venus poetica

    Lisette Lombé

    Elle est noire. La quarantaine. Féline divine. Puissante. Elle gueule. Cri de femme. Femme-enfant. Femme-mère. Femme fatale. Femme aux mots qui percent. Acérés. Lisette Lombé - du moins son héroïne - dévoile son cul, sa dentelle, ses fantasmes. Sans pudeur. Une venus ardente dans sa cité, une chatte brûlante et moite qui raconte ses quarante années. Son corps de femme. Les doigts qui effleurent, les doigts qui serrent, les doigts qui montrent, les doigts qui écrivent, les doigts qui pleurent à poings fermés. Et tu te retrouves, toi, dans cette danse syncopée, dans ces couvertures souillées de soir d'été, dans ces fantasmes inavoués, dans ce corps blessé de machine à téter, dans ces ébats cachés de puberté. Ce livre, c'est l'histoire de toutes les femmes. De tous les clitoris de la terre. (Nastasja Caneve)

  • "Carte pour le monde à venir" est le cinquième livre de l'auteure amérindienne Joy Harjo, l'une des plus importantes poétesses américaines. Publié en 2000 chez W.W. Norton and Company, il alterne poésies et récits.
    En entretissant poèmes et courts récits, modulant des histoires qui se font mutuellement écho, Joy Harjo nous emmène dans un voyage aux multiples facettes. Voyage à travers l'histoire, en lien avec les migrations des Amérindiens et le déplacement de sa tribu, les Creeks. Voyage à travers le monde : des terres amérindiennes natales à Hawaï, en passant par l'Italie, l'Inde ou l'Égypte... Voyage intérieur, enfin, grâce au pouvoir du rêve et de la mémoire. En voyageuse infatigable, Joy Harjo tisse entre les êtres - proches et lointains - des liens inattendus. Ses mots content la violence, l'inimitié, l'exploitation des plus faibles et la douleur des séparations, mais aussi la force de l'amour, du soleil et de la bonté de certains êtres, une force qui persiste au-delà du danger et de la mort. L'expérience urbaine et contemporaine croise le passé historique et mythique amérindien dans un heureux mélange de réalisme et d'éléments oniriques. Le monstre des eaux emmène le père loin de sa famille. Le sage corbeau dialogue avec les hommes et l'araignée les intègre dans la trame de l'histoire. Ciselés comme des contes, ces textes continuent de résonner longtemps après les avoir lus, tant ils parlent à cette part essentielle de nous-mêmes : la part poétique, méditative et profondément humaine.

  • Judas côté jardin est le récit d'une méprise : entre 2 et 12 ans, Judas a cru que son père et Dieu ne faisaient qu'un. Pas un dieu au hasard. Non. Dieu. Le Seul. L'Unique. Celui du plafond de la chapelle Sixtine et des chansons du Golden Gate Quartet.

  • Vincent était toujours en tête. Il menait. Il nous apprenait à rouler, non pas que nous ne sachions pas rouler, nous étions des adultes qui roulaient de longue date, mais il nous apprenait à occuper la place qui devait être la nôtre, une place dont nous ignorions qu'elle nous revenait, habitués que nous étions à nous faire petits.

  • Dans ce recueil de poèmes, l'auteure partage son expérience de la grossesse et de la maternité.

  • Le présent ouvrage répond à un besoin : celui d'allier les descriptifs techniques complets et explicatifs à des méthodes de calcul de poussée sur des murs de soutènement. Élaboré pédagogiquement en huit chapitres richement illustrés, ce manuel aborde les différentes possibilités et caractéristiques pour la création et l'exécution des murs de soutènement. Dans la seconde section, l'auteur apporte une explication claire et pédagogique aux différentes méthodes qui permettent de déterminer la valeur de l'effort de poussée (avec prise en compte de caractéristiques propres aux cas rencontrés tels que surcharge sur terre-plein, présence d'eau dans le sol, parement lisse ou rugueux...). La lecture de cet ouvrage donnera aussi aux étudiants (initiés ou pas) des outils pour vérifier la stabilité externe des différents types de murs.

  • Disparue

    Catherine Barsics

    En mars 1998, Suzanne Gloria Lyall, dix-neuf ans, disparaît dans l'état de New York. Je prends connaissance de cette disparition au travers du travail photographique de Virginie Rebetez, publié chez MetaBooks. Ces images me marquent durablement. Je recueille des informations autour de ce fait divers, et j'écris. Je me passionne pour les forums internet consacrés au true crime, pour les nombreux podcasts américains qui traitent de disparitions et d'affaires irrésolues. Ils enrichissent l'aspect documentaire de Disparue. Le fait divers mérite qu'on lui accorde une attention particulière, en tant que témoignage d'un lieu, d'une époque, en tant qu'interrogation sur l'individu et l'identité. Travailler cette matière de façon poétique permet de transmettre, par la structure et la musique du texte, la recherche d'identité perdue, les tâtonnements de l'enquête, la tentative d'approcher au plus juste la vie et les derniers instants connus de la disparue, et enfin de faire percevoir le vide envahissant de l'absence de Suzanne. L'enquête poétique offre au lecteur de trouver son propre chemin parmi les bribes de souvenirs et indices, de fabriquer sa propre idée du destin de Suzanne. Le recueil interroge aussi, de manière plus générale, notre rapport à l'enfance et à l'adolescence.

  • Vivre au vingt et unième siècle est un texte unique en son genre : récit poétique interrogeant notre utilisation massive des nouvelles technologies, il se présente comme une plongée, une descente dans le tourbillon de ce quotidien ultra-connecté qui est le nôtre. Un quotidien où nous nous approchons sans nous toucher, où nos rencontres amoureuses se font en ligne et où nous partageons nos voeux d'anniversaire, le plus naturellement du monde, sur des messageries virtuelles. Mais ce qui est saisissant ici, c'est l'approche, ni technophile ni technophobe, mais bien plutôt ultra sensible : on est là, avec l'auteur, et l'on sourit parce que l'on se reconnaît dans ces tableaux qu'il peint, et parce que ces êtres sans repos, happés par ces lueurs et ces écrans, c'est nous, voilà, c'est nous en ce moment même, ici et maintenant. En se penchant sur un sujet a priori dénué de poésie, le tour de force d'Edgar Kosma est précisément de nous montrer que ce drôle de monde où nous vivons, n'en est pas moins rempli de beauté, de raisons de se réjouir et de tomber amoureux. Telle est la grâce d'un livre qui parlera à chacun d'entre nous : nous faire ouvrir les yeux sur ce que nous ne voyons plus, nous faire prendre un peu de hauteur et nous rappeler quelques vérités essentielles. Avant que tout ne cesse et ne s'efface, qui sait.

  • « Aux origines de ce livre, il n'y avait rien d'autre qu'un billet d'avion pour Saint-Pétersbourg et le nom de Lily Brooks, ma jumelle américaine. Tout le reste s'est révélé au fil des cent jours de cet automne-là, au cours duquel j'avais résolu d'écrire un roman ».
    Entremêlant enquête policière et quotidien d'une journaliste prise dans les méandres de sa propre imagination, Cent jours sans Lily explore les steppes russes et la côte américaine en quête de réponses sur l'amitié, la création et le désir d'ailleurs.

  • Un collectif hors norme avec 23 autrices et auteurs... La Ligne blanche est un ouvrage collectif qui rassemble 23 textes d'auteurs et autrices belges, français, turcs, italiens et congolais, venus du roman, de la poésie, de la bande-dessinée, du théâtre et du journalisme : Laurent Demoulin (Prix Rossel 2017), Nathalie Skowronek, Myriam Leroy, Lisette Lombé,Philippe Marczewski, Serge Delaive, Aline Dethise,Annick Walachniewicz, Carl Norac, Vincent Tholomé,Pascal Leclercq, Aurélie William Levaux, Aliette Griz,Carole Zalberg, Fiston Mwanza Mujila, Inatello Passi,Karel Logist, Alexis Alvarez Barbosa, Julie Remacle,Anne Versaille, Yadel (Kenan Görgu?n), Ysaline Parisis et David Giannoni. Tous ont répondu à l'invitation d'Antoine Wauters, qui leur a simplement demandé ce que cela évoquait pour eux, la « ligne blanche ». À quoi pensaient-ils ? Que voyaient-ils ? Pour lui, il était évident qu'elle était une soustraction, un retrait, une brèche dans le grand bruit du monde ou quelque chose s'en approchant, un lieu magique d'où viendrait puis s'en retournerait tout ce qu'on dit, tout ce qu'on écrit. Une ligne parfaite, remplie d'une écriture qui n'aurait pas besoin de se montrer pour exister. Un effacement. Quelque chose comme ça. Mais non.

  • Rosa

    Marcel Sel

  • Délicieusement bienveillant et optimiste, à l'image de son auteur Thierry Delperdange, ce livre a tout pour plaire. Léger dans la forme et puissant dans le fond, Il invite le lecteur curieux de lui-même et du monde qui l'entoure à un questionnement aussi subtil qu'efficace.
    Chapitre après chapitre, Thierry Delperdange interroge nos croyances, nos valeurs, nos manières de communiquer, nos objectifs et aussi notre spiritualité. Au fil d'explications théoriques, de jolis textes plus poétiques, de récits de vie et d'invitations à la réflexion, notre vision de nous-même se clarifie, notre compréhension des autres et du monde s'assouplit.
    Thierry Delperdange nous apprend qu'à l'aide d'outils qui ont fait leurs preuves, mais aussi en explorant nos ressources intérieures, qu'il nous invite à découvrir, nous pouvons devenir notre propre coach, agrandir notre champ des possibles.
    Le premier chapitre intitulé « Allons y gaiement » donne le ton.
    Car c'est véritablement dans l'action que l'auteur nous encourage à entrer. Une action joyeuse et puissante. Tout d'abord en partant à la découverte de notre « penséothèque » et de nos projections. Véritable fil conducteur de nos relations aux autres, à nous-même et au monde.
    Ensuite, nous nous aventurons sur les territoires de nos besoins, de nos moteurs de motivation. Le but étant de parvenir à identifier nos valeurs motrices pour ne plus nous laisser déborder par elles mais au contraire pour nous en inspirer.
    « Cultiver notre jardin intérieur », « Choisir, c'est créer », « Saucissonner le dinosaure », « Les balises pour préciser son objectif », « Faire du temps un ami » sont quelques-uns des quarante-deux chapitres qui, avec humour et bienveillance, nous guident vers une version plus épanouie de nous-même.
    Vous l'aurez compris, être ou devenir un flexi-terrestre ne tombe pas du ciel. Les pieds ancrés au sol, il s'agit de s'autoriser un regard bienveillant sur soi-même, un regard résolument confiant sur l'avenir.
    Un livre à lire et à expérimenter pour composer joyeusement, à chaque nouveau jour, notre monde de demain.

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