Bandes dessinées / Comics / Mangas

  • Le dramaturge Copi n'a pas été qu'un écrivain. Tour à tour dessinateur pour Le Nouvel Observateur, Hara-Kiri, Charlie Hebdo ou encore la revue italienne Linus, il a produit une oeuvre graphique importante à l'humour surréaliste. Parmi ses créations les plus emblématiques figure le personnage d'une grosse femme aux cheveux raides. Ses monologues et réflexions existentielles constitués d'une logique poussant à l'absurde peuvent la rendre émouvantes. Mais c'est sans compter la férocité de Copi, pour qui la transgression, l'humour noir et l'ironie étaient des armes de choix. Et qui fait preuve, dans ce recueil, de tous ses talents pour nous livrer une suite de saynètes explosives.

  • Après Les Filles n'ont pas de banane, Vive les pédés et autres fantaisies poursuit l'entreprise de publication des oeuvres graphiques de Copi dans la collection « Olivius », et nous présente de nouvelles facettes de son humour. Car si l'on retrouve ici le mélange d'ironie et d'absurde du ton désabusé de Copi, on y découvre, ou redécouvre, ce que ses dessins pouvaient avoir de provocateur.
    Le premier tome regroupait des planches créées pour Le Nouvel Observateur. Dans Vive les pédés, le lecteur trouvera surtout la production de Copi pour Hara-Kiri et Charlie Hebdo. Sa tonalité en est donc joyeusement et volontairement outrancière, sulfureuse. Centré autour de problématiques sexuelles, ce deuxième tome est marqué par l'homosexualité et de la transgression, à l'image du célèbre personnage de Libérett', « le premier personnage transsexuel de la bande dessinée », « à poil, à voile et à vapeur ». Pourvue d'une généreuse poitrine et d'un appendice masculin, on la croisera, ainsi que de nombreux autres personnages, dans les pages de Vive les pédés. Copi ne se refuse rien et laisse libre cours, dans les planches réunies ici, à toute la puissance d'un humour potache et débridé, dans tous les sens du terme.

  • Ce livre extraordinaire est un " lieu de mémoire ". Il raconte, sur plusieurs générations, l'exil d'une famille originaire de Fiume (aujourd'hui Rijeka, en Croatie), et la tentative d'une jeune femme de renouer avec ses racines. A travers cette histoire vraie typique de la fin du XXème siècle (la fuite, la vie dans les baraquements des camps de transit, la difficile intégration, l'apprentissage d'une langue inconnue), les deux auteurs déploient un récit polyphonique d'une beauté et d'une profondeur universelles. A la fois reportage, récit autobiographique et roman d'apprentissage, Palacinche se place d'emblée dans la lignée inaugurée par Art Spiegelman ( Maus ).

  • Casanova s'illustre.
    Une adaptation de L'Histoire de ma fuite des prisons de la République de Venise qu'on appelle les Plombs, récit dans lequel Giacomo Casanova relate en français l'unique évasion que la prison des plombs connue, celle de l'auteur qui y fut détenu quatorze mois à partir de 1756 pour libertinage, athéisme, occultisme et appartenance maçonnique.
    Giacomo Nanni est né en 1971 en Italie, à Rimini, petite ville balnéaire où il réside encore aujourd'hui. Après avoir étudié le dessin animé à l'École du Livre d'Urbino, il publie sa première bande dessinée en 1996 dans la revue Mano, (Six dessins pour Un Voyage en Grande Garabagne, d'après Henri Michaux). Depuis 2004, il fait partie du groupe de dessinateurs réunis autour de l'audacieuse revue « Canicola » (primée à Angoulême en 2008), qui incarne avec brio la nouvelle garde de la bande dessinée italienne. Il remporte en 2005 le « Prix de la meilleure histoire courte » au festival de Lucca pour La plus belle chose, qui deviendra un chapitre de son premier livre, Le garçon qui cherchait la peur, publié en Italie en 2006 et présenté en France dans une édition totalement nouvelle.
    Les livres s'enchaînent, parmi lesquels la trilogie Chroniquettes, véritable manifeste de minimalisme improvisé quotidiennement sur internet dont le premier volume a été traduit chez Cornélius. Depuis 2011, il réalise des bandes dessinées et des animations inspirées de faits-divers pour le site italien Ilpost.it. Ne cessant jamais de remettre en jeu ses acquis et cherchant avec rigueur de nouvelles voies, Giacomo Nanni s'impose comme l'un des auteurs les plus excitants de la nouvelle bande dessinée italienne.

  • Premier volet d'une tétralogie, ce livre suit les destins mêlés d'un groupe d'amies partageant le même appartement, dans le Montparnasse des années 1870. Amélie sera écrivain, Garance voudrait être un grand peintre, Elise rêve d'être chanteuse et Rose-Aymée est modèle. A la manière d'un feuilleton (ou d'une " série"), le récit entrelace les épisodes de leurs destins respectifs : carrières, amours, amitiés, coups de théâtre, ruptures. Avec ses couleurs flamboyantes, son érotisme, Les filles de Montparnasse est un roman somptueux et baroque, en Technicolor. Au fil de ces trois volumes, c'est toute une époque qui revit sous nos yeux, celle des années qui suivent la Commune de Paris.

  • Amélie écrit, Garance peint, Élise chante, Rose-Aymée est modèle. Toutes les quatre partagent un appartement à Montparnasse. La Commune de Paris vient à peine de se terminer, nous sommes en 1873, et le monde de demain s'annonce déjà. Ce troisième tome nous fait découvrir le passé de Rose-Aymée, la prostitution et ses liens avec les mouvements féministes de l'époque. Garance, quant à elle, est toujours indécise sur la direction à donner à sa peinture, mais finit par faire du nu masculin.
    Le père d'Élise n'a pas été tué lors de l'attentat et, à l'hôpital de l'Hôtel-Dieu, il se remet à la peinture. Amélie, enfin, se découvre féministe et renoue avec la littérature. Avec ses couleurs flamboyantes, ses dialogues impertinents et sa sensualité, Les Filles de Montparnasse est une somptueuse tétralogie en Technicolor dont Nadja nous offre ici le troisième volume.

  • Les Jupes noires, le précédent tome des Filles de Montparnasse, nous projetait dans l'histoire du féminisme dans les années 1870, et des liens qu'il entretenait avec la prostitution. Dans ce quatrième et dernier tome, Nadja approfondit encore ces thèmes pour achever l'histoire de ces quatre femmes rebelles aux prises avec leur époque.
    Aussi bien Amélie, l'écrivain, que Garance, la peintre, s'affrontent aux scléroses du monde artistique de l'époque. Toutes deux recherchent la modernité. En publiant son premier roman, Amélie reçoit les éloges de ses camarades féministes, mais fait face aux réticences des critiques masculines. Garance, quant à elle, approfondit son art, et trouve dans la peinture un moyen de vivre l'amour impossible qui l'unit à un prêtre.
    Pour elle aussi vivre l'amour, Elise a fui Paris, et s'est réfugié avec Paul en Bretagne.
    Enfin, Rose-Aymée retourne travailler dans la maison close qu'elle avait quittée - mais rien ne dit qu'elle y retournera innocemment.
    Avec des couleurs flamboyantes et un travail graphique reconnaissable entre tous, Nadja clôt la tétralogie en Technicolor des Filles de Montparnasse.

  • Les hommes, dit-on, aiment à se vanter de leurs prouesses amoureuses fournissant ainsi une matière inépuisable aux brèves de comptoir et autres histoires de vestiaire. Mais que se passe-t-il en réalité, quand ça se passe mal ? Dragues lourdes, pannes, maladresses, râteaux, incompatibilités, ce livre est un catalogue des petits travers et des ratages mémorables que tout le monde a connus - ou connaîtra - un jour, ces scènes embarrassantes que l'on préfère cacher aux autres. Mélange d'humour, de précision et de crudité, Cul nul enchaîne des scènes désopilantes, fruit, pour la plupart, de confessions recueillies par les auteures. C'est aussi une chronique sans concession de la vie sexuelle des Français.

  • Les hommes, dit-on, aiment à se vanter de leurs prouesses amoureuses fournissant ainsi une matière inépuisable aux brèves de comptoir et autres histoires de vestiaire. Mais que se passe-t-il en réalité, quand ça se passe mal ? Cul nul, encore ! est le deuxième volet des instantanés de nos échecs amoureux, de nos petits travers et de nos ratages mémorables, ces scènes embarrassantes que l'on préfère passer sous silence.
    Dragues lourdes, pannes, maladresses, râteaux : voici la teneur de ces saynètes. On retrouve dans ce second tome tout ce qui faisait l'humour désopilant de Cul nul. C'est une chronique sans concession et drolatique de la vie sexuelle des Français où tout le monde pourra se reconnaître.

  • Le deuxième volet de cette tétralogie qui suit les destins mêlés d'un groupe d'amies partageant le même appartement, dans le Montparnasse des années 1870. Au fil des volumes, c'est toute une époque qui revit sous nos yeux, celle des années qui suivent la Commune de Paris.
    Dans ce deuxième volet, le voisin des filles, le peintre Tarkan, s'avère être le père d'Élise, et l'on découvre son passé tandis qu'il tente de renouer avec elle. Piégée par son amant et patron, celle-ci joue avec le feu entre son succès grandissant, et la dépendance qui l'empêche de vivre une vraie histoire d'amour.
    Parallèlement, Amélie réagit très brutalement au rapt de son histoire par l'écrivain...

  • Étretat. Sur le balcon d'une chambre d'hôtel, un homme veille.
    Au bout de son regard : les falaises éclairées d'où s'est jetée sa mère, vingt ans plus tôt.
    Le temps d'une nuit, le narrateur déroule le film de sa vie, cherche dans sa mémoire rétive les traces de cette mère disparue. Il fouille son enfance, revient sur sa jeunesse perdue, sur son père brutal, son frère en fuite, ses années à Paris.
    Ce qu'il puise dans ses souvenirs : un flot d'images, de sensations, de lieux, d'apparitions.
    Et cette question : comment suis-je encore en vie, qui m'a sauvé ?
    L'adaptation sensible que réalisent Thibault Balahy et Loic Dauvillier parvient remarquablement à transposer le roman d'Olivier Adam en une oeuvre nouvelle : le jeu des images et des couleurs, le contraste ménagé par les citations du texte original et les planches souvent muettes, laissent à voir l'émergence d'une enfance douloureuse et indicible, qui n'empêche pas un dénouement lumineux.

  • Né en 1939 à Londres, élevé aux USA, Brian Maurice Holden (alias Vince Taylor) a 18 ans lorsqu'il se lance dans une carrière de rocker en Angleterre, puis à Paris. Séduit par ses interprétations de Sweet Little Sixteen, Shakin'All Over ou Memphis Tennessee, Eddie Barclay prend dans son écurie ce jeune homme vêtu de cuir noir dont les concerts déclenchent des émeutes. Mais sa trajectoire sera de courte durée, brisée par la paranoïa et les passages à l'acte violents qu'il ne peut contrôler. Vince Taylor n'existe pas propose un récit romanesque qui reprend les principaux éléments de sa biographie, tout en évoquant le climat de ces années-rock.

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