Policier & Thriller

  • Lenna Parillaud vit dans la haine et la souffrance depuis la perte de sa fille.
    Seul un abominable rituel donne un sens à son existence : une visite chaque mois depuis douze ans à son mari - drogué et enfermé dans une bâtisse isolée du delta du Mississippi - auquel elle inflige toutes sortes d'humiliations. Cicero Grimes, lui, traverse une grave dépression. Reclus au milieu de ses propres détritus dans une caserne désaffectée à la Nouvelle-Orléans, il n'émerge de sa torpeur que pour prendre conscience du dégoût qu'il s'inspire à lui-même.
    Lenna Parillaud et Cicero Grimes ne se sont jamais rencontrés. Jusqu'au jour où ils reçoivent chacun une lettre qui les entraîne dans un cataclysme de vengeances, de haines et de violences.

  • Deux frères ennemis, Cicero et Luther Grimes.
    Le premier est psychiatre et exerce dans un centre de désintoxication. Le second est un ancien du Vietnam reconverti dans le trafic de drogue. Dans la ligne de tir, Callilou Carter, une ex-prostituée en cavale avec un million de dollars appartenant à son mari ; et le capitaine Clarence Jefferson, un flic corrompu et sadique.
    Dans le décor crépusculaire de la Nouvelle-Orléans écrasée de chaleur, les deux frères vont jusqu'au bout de la haine.

    " Tim Willocks installe une histoire de meurtre, de sexe, de drogue avec une belle virtuosité. Il faut lire ce roman noir déjanté, hystérique, unique. " Lire.

  • Train

    Pete Dexter

    Los Angeles, 1953.
    Lionel Walk a dix-huit ans, il est noir et travaille comme caddie dans un prestigieux club de golf. On le surnomme Train. À cette époque, les Noirs n'ont une place sur le green que s'ils portent les sacs. Ce qui n'empêche pas Train de jouer de temps à autre, avec une virtuosité que remarque Miller Packard, un habitué du green. Packard est un inspecteur au passé trouble. Après le cambriolage d'un yacht qui tourne au carnage, il falsifie des preuves et cède à la passion violente qui l'entraîne vers l'une des victimes.
    Train perd son emploi. Commence alors pour lui une longue période d'errance, de logements de fortune, de petits boulots, et d'humiliations racistes. Lorsque Miller Packard croise à nouveau son chemin, Train se croit tiré d'affaire. Il se trompe. Train marque le grand retour de Pete Dexter. Ce roman noir, tendu à l'extrême, raconte la société raciste et violente des années 50. A l'image de Packard, la surface est impassible; c'est dans les profondeurs silencieuses que se trame le pire.

  • "Il y a des livres que les écrivains auraient aimé avoir écrits, des livres que les lecteurs auraient regretté de n'avoir pas lus. Paperboy contient de quoi ravir les plus difficiles." Eric Neuhoff, Le Figaro "Dexter possède ce pouvoir extraordinaire d'écrire des choses qui ne vous concernent apparemment pas, que vous ne comprenez pas dès le premier abord et que pourtant vous savez profondément justes et qui vous touchent." Jean-Paul Dubois, Le Nouvel Observateur

  • En 1954, dans une petite ville de géorgie, éclate un drame racial d'une extrême violence.
    Parce qu'il ne parvient pas à se faire rembourser, paris trjout, un usurier, s'en prend à une famille noire qui lui doit de l'argent. poursuivi par la justice pour l'assassinat d'un adolescence, paris trout s'obstine à nier l'évidence : il n'a fait, selon lui, qu'user de son droit à la légitime défense.
    Chronique d'une communauté déchirée entre son passé raciste et ses aspirations à la modernité, ce livre est aussi le portrait d'un homme ambigu, jà l'esprit retors, dont chaque geste est une menace.

  • 1976, la veille du bicentenaire de l'Indépendance américaine.
    Wilton Cooper, un tueur à gages, regarde dans un drive-in L'Exécuteur noir avec Jim Brown, l'un de ses films de " blaxploitation " favoris. Plusieurs coups de feu retentissent, parfaitement synchronisés avec la dernière scène - celle où le privé noir règle ses comptes avec une bande adverse. Leur auteur, un jeune blanc, pourrait bien être un partenaire idéal pour Cooper. Marcus Clay, un vétéran du Vietnam, et Dimitri Karras, un petit dealer, sont inséparables.
    Lors d'un rendez-vous " d'affaires ", ils se retrouvent face à Wilton Cooper et son nouvel acolyte. C'est ainsi que commence King Suckerman, dans le fracas des armes à feu et l'odeur de la poudre, sur fond de soul music et de sirènes hurlantes. Dans ce roman " hard boiled " mené sur un rythme frénétique, c'est tout le climat du ghetto des années 70 qui ressuscite, celui de Shaft et de Coffy, la panthère noire de Harlem, des chansons de Bobby Womack et de George Clinton, ou du roman d'Iceberg Slim, Pimp, la bible de Wilton Cooper.
    Bref, un condensé de la culture populaire noire américaine, emblématique de la collection " Soul Fiction ".

  • Yeux bleus, cheveux clairs et peau blanche : white folks est un noir.
    Grâce à son physique et à un talent certain pour l'entourloupe, il devient un arnaqueur respecté là où seuls les plus forts survivent. avec son partenaire, old blue, il perfectionne son art, et passe à un niveau autrement plus avantageux et lucratif que le petit larcin de rue. ensemble, ils forment la paire d'arnaqueurs la plus efficace de chicago. jusqu'au jour où ils s'attaquent involontairement à la mafia.


    Iceberg slim a une manière bien à lui de raconter les choses : il décrit ce qui se passe sans le moindre compromis, et il sait de quoi il parle. mais ce qui fait sa force, c'est avant tout sa langue : crue, colorée, inventive. un " jargon " savoureux, qui évoque immédiatement le monde de la nuit et de la rue, les plaisirs clandestins, les endroits louches.

  • Philadelphie. Quartier de God's Pocket. Leon Hubbard meurt sur un chantier. Un peu trop vantard, la lame de rasoir toujours à portée de main, il a provoqué une fois de trop un de ses collègues. Version officielle : accident du travail. Mais sa mère et d'autres gens du coin veulent en savoir plus. L'affaire prend de l'ampleur, la mafia s'en mêle et Richard Shellburn, journaliste spécialisé dans les faits divers, est envoyé par son rédacteur en chef pour mener sa propre enquête.

  • La Ferme est une prison fédérale réservée aux junkies.
    En réalité, il s'agit d'une réplique moderne de l'Enfer, peuplée de gardiens vicieux, de psychiatres encore plus malades que leurs patients et de cinglés en tout genre. Dans La Ferme, les remèdes sont souvent pires que les maux qu'ils sont censés guérir. John, un ancien héroïnomane qui n'arrive plus à faire la différence entre la prison et le monde extérieur, maîtrise avec une facilité déconcertante les rouages de cette institution où tout marche à l'envers.
    Ce qu'il ne contrôle pas, en revanche, c'est son attirance pour Sonja, une putain magnifique détenue dans le quartier des femmes où il est impossible de se rendre et dont il tombe follement amoureux. John va-t-il braver cet interdit ? Ou bien cèdera-t-il à la tentation de régler son compte au détenu qui l'a fait "tomber" ? Chauffés à blanc, les désirs s'exaspèrent dans cette atmosphère morbide, où la violence et le sexe éclatent comme une délivrance.

  • Après Blanc comme neige, Derek Strange et Terry Quinn sont de retour.
    Strange est un détective privé noir, un " dur " de la vieille école. Quinn est un jeune flic blanc exclu de la police, instable et agressif. Une fois de plus ils sont confrontés au quotidien d'une ville en pleine décomposition sociale. Une bande de voyous qui n'hésitent pas à tirer sur un enfant, une petite prostituée en cavale, des maquereaux, des dealers : c'est le Washington de Pelecanos, une métropole brutale, rongée par la drogue et la libre circulation des armes à feu.
    Adulé par ses pairs (Michael Connolly, Elmore Leonard, Dennis Lahane), George Pelecanos donne ici toute sa mesure : celle d'un maître du dialogue à l'humour sarcastique. Et d'un moraliste intransigeant, aussi étranger au " politiquement correct " qu'à la poésie faisandée de la pègre.

  • Saint Louis, fin des années 40.
    Jake Adams a dix-huit ans. Sapé comme un prince, il roule en Buick Dynaflow et séduit toutes les filles. Et fonce dans un rêve américain qui n'est pas destiné aux jeunes Noirs. Il a mis la main sur le seul filon exploitable pour un garçon comme lui : le nouvel or blanc qui commence à couler à flots dans les rues de son ghetto. Jake est un dealer, et ce nouvel emploi lui apporte tout ce qu'un homme peut désirer : argent, amis, femmes, gloire et reconnaissance.
    Car dans son quartier, Jake n'est pas un criminel, mais un héros. Mieux, un modèle. Mais il est des frontières qui ne doivent pas être franchies. Lorsqu'il est arrêté par la police locale en compagnie d'une femme blanche, sa vie bascule subitement. Vendre de la coke est une chose, toucher à une femme blanche en est une autre. Bâti à toute allure, l'empire de Jake s'écroulera d'autant plus vite. La force de ce livre ne tient pas seulement à son écriture.
    C'est aussi un roman social, très réaliste, qui porte un regard impitoyable sur la vie dans la rue et la société noire de l'époque, dont il dénonce l'injustice.

  • Washington D.C., vers le milieu des années 80.
    Des gosses armés ont transformé le quartier en champ de bataille. Et les flics, censés y ramener un peu d'ordre, arrondissent grassement leurs fins de mois avec l'argent de la drogue.
    Marcus Clay a beau être fier de sa chaîne de magasins de disques, il n'a guère le loisir de s'en réjouir. D'autant que sa femme l'a quitté, et que son bras droit et inséparable ami, Dimitri Karras, s'est mis à la cocaïne.
    Lorsqu'un (très) jeune dealer perd le contrôle de son véhicule devant son magasin, et meurt décapité dans l'accident, ce qui aurait pu être une calamité de plus se transforme en poursuite meurtrière.
    Car sur la banquette arrière de la voiture qui a brûlé se trouvait un sac bourré d'argent.
    Ce polar survolté, aux dialogues truffés de références musicales et cinématographiques des années 80, puise son imaginaire dans les thèmes de la blaxploitation : sexe, drogue et conflits raciaux. Après l'époustouflant King Suckermon (en cours d'adaptation au cinéma par Puff Daddy), il constitue le deuxième volet d'une trilogie consacrée au ghetto de Washington.

  • Des gangsters d'un nouveau genre se battent pour le monopole de la cocaïne à Londres : " les Yardies ".
    Ils sont jamaïquains, et ont à leur tête un certain D. Ils sont prêts à tout.
    Lorsque son bras droit se fait descendre, D. se lance dans une guerre sans merci contre la bande rivale. Mais il ignore encore l'identité véritable de celui qui la dirige.
    Des rues de Kingston à celles de Brixton, le quartier jamaïquain de Londres, c'est la même violence qui se déchaîne, sur fond de reggae.
    Yush décrit avec minutie la mainmise de la pègre sur les trafics de stupéfiants dans toute la Grande-Bretagne, et le processus qui conduit la Jamaïque à sombrer dans un bain de sang.
    A la fois documentariste et romancier, Victor Headley nous donne un livre très " quotidien ". Il s'efface derrière ses personnages, sans les juger. Mais il sait admirablement les faire bouger et parler, à la manière d'un cinéaste.

  • Willis McDaniel est un des hommes les plus dangereux de Detroit.
    Il a le monopole du trafic d'héroïne et les moyens de le conserver. Pour oser s'attaquer à lui, il faut une grande inconscience, un plan minutieusement préparé et des appuis solides. C'est le cas de Lennie Jack, un petit dealer de vingt-six ans, vétéran du Vietnam et bien décidé à prendre la place de McDaniel. Première phase : détourner une importante livraison d'héroïne sans trop de pertes. Deuxième phase : s'emparer du territoire ennemi.
    C'est là que les choses se compliquent. Poursuivi à la fois par les hommes de McDaniel et par des flics corrompus, Lennie Jack comprend que sa vie ne vaut plus grand-chose. Le massacre commence.
    C'est en se passionnant pour le marché de l'héroïne que Vern E. Smith a eu l'idée de ce roman, parce qu'il avait " découvert toute une microsociété, à la fois effrayante et fascinante - des vies tout simplement extraordinaires ".
    Avec leurs vestes en vison blanc, leurs bottines rouges et leurs costumes bleu lavande, les voyous décrits par Smith font penser aux gangsters juifs immortalisés par Isaac Babel.

  • Dans le ghetto de Newark (New Jersey), il y a une rue dont le nom fait trembler les braves gens : Howard Street.
    Prostituées, maquereaux, dealers, voyous, flics ripoux s'y livrent, sans se cacher, à leurs trafics : Hip, un ancien champion de boxe tombé dans la dèche, et Gypsy Pearl, sa " régulière " ; Franchot, le frère de Hip, un type bien, qui inspire à Gypsy Pearl une folle passion ; et bien d'autres encore, qui viennent traîner au M & M, le café où tout le quartier se retrouve. Derrière cette façade, le Destin tisse sa toile, entraînant les protagonistes dans une danse de mort collective.
    Comme L'Opéra de quat'sous de Bertolt Brecht, La Rue est aussi une romance où les mauvais garçons et les filles perdues sont poursuivis par la Fatalité. On y retrouve les clichés et la poésie trouble des chansons populaires et des films de Série B, mais comme décapés à l'acide par le naturalisme de Nathan Heard.

  • Comment vivre dans une société gangrenée sans être contaminé par la pourriture ambiante ? C'est la question que pose George Pelecanos.
    Comme, avant lui, Dashieii Hammett et Raymond Chandler, ou, plus près de nous, James Ellroy. Aussi violent et sombre que les précédents livres de George Pelecanos, Blanc comme neige est plus radical dans son ambition et son propos : montrer avec un maximum de réalisme la coexistence des " deux Amériques " - celle des riches et celle des pauvres - dans une ville où se côtoient toutes les ethnies.

  • Le script

    Rick Moody

    Tandis que l'Amérique s'apprête à élire George W. Bush à la présidence des Etats-Unis, une productrice de cinéma indépendante, Vanessa Meandro, se lance dans une improbable aventure : produire une mini-série télé en treize épisodes basée sur un script que personne n'a jamais lu. L'affaire se corse lorsque le mystérieux scénario disparaît, à la suite d'un incident impliquant une bande de braqueurs et un coursier schizophrène. Vanessa est prête à tout pour retrouver le scénario. Mais existe-t-il vraiment ? A partir de cette hypothèse, Rick Moody imagine une comédie délirante. Et règle quelques comptes au passage stars du showbiz, industriels de la culture de masse, critiques névrosés, galeristes mafieux, agents gloutons, tout le monde en prend pour son grade dans cet énorme jeu de massacre. Le Script est une charge violente contre le pédantisme, l'idiotie et le sectarisme. C'est aussi un roman lyrique et survolté sur un pays qui a perdu tous ses repères. Après l'admirable A la recherche du voile noir consacré à la dépression, Rick Moody nous donne le grand roman d'une Amérique devenue cliniquement maniaque.

  • Comme un romanLe 27 février 2000, Suzanne Viguier disparaît à Toulouse. Les soupçons de la police se portent rapidement sur son mari, professeur agrégé de droit public. Celui-ci sera acquitté à deux reprises par des cours d'assises, en 2009 et 2010.En réalité, Jacques Viguier a été jugé non tant pour les faits qui lui étaient reprochés qu'en fonction de sa personnalité fantasmée par les protagonistes de l'affaire, notamment le commissaire de police et l'amant de sa femme. Sa conduite totalement erratique - on pense, entre autres, au matelas de Suzanne qu'il va jeter le 8 mars 2000 sans raison apparente -, son obstination à ne jamais fournir ce qu'on attend de lui pour prouver son innocence, en font un personnage extrêmement intriguant. Brillantissime face à ses étudiants, il se révèle terne, voire nul, dans la vie quotidienne. L'amant et le policier sont également des personnages riches, en ce sens que l'un et l'autre veulent avoir le dessus, coûte que coûte, face au brillant universitaire, comme s'ils étaient obsédés par un complexe d'infériorité sociale. Enfin, le mystère perdure sur le destin de Suzanne Viguier.Une autre affaire offre un écho troublant : en 1946, la grand-mère de Suzanne Viguier a été assassinée. Son mari a été accusé du crime. Il a été incarcéré avant de bénéficier d'un non-lieu (pas de procès, donc). Un matelas figurait aussi parmi les pièces à conviction.

  • Paris, 1938.
    Tandis que l'Europe s'apprête a basculer dans la guerre, Nicholas Morath, un officier de cavalerie hongrois, passe ses journées dans les bureaux de la petite agence de publicité qu'il dirige et ses nuits en compagnie de sa maîtresse, une charmante héritière née en Argentine. Sa vie prend un tournant décisif lorsqu'il accepte la mission que lui propose son oncle, le comte Polanyi. Diplomate, membre de la légation hongroise à Paris, le comte Polanyi est résolument opposé à la politique d'expansion hitlérienne.
    Morath devient son bras droit, responsable des opérations clandestines du réseau créé par Polanyi pour contrecarrer les plans des nazis en Europe centrale. Des cafés de Juan-les-Pins aux forêts de Ruthénie, Morath voyage beaucoup, sous des identités variées. Pourchassé par les services secrets allemands et les agents du NKVD, menacé par des tueurs croates dont il ne connaît pas les commanditaires, Morath s'enfonce de plus en plus dans une nuit obscure peuplée de complots et de trahisons.
    Avec un sens de l'atmosphère et une intuition politique remarquables, Alan Furst s'impose comme un maître du roman d'espionnage, dans la lignée de Graham Greene et d'Eric Ambler.

  • " Tombé pour détention et trafic de drogue, John est incarcéré à la " Ferme ".
    Détenus, matons et psychiatres s'y affrontent avec d'autant plus de brutalité que tous partagent la même défiance envers un système absurde où les remèdes sont bien pires que le mal. Bienvenue en enfer est la chronique d'un monde vertigineux, mais aussi la métaphore d'un enfermement plus essentiel. Cette prison intérieure dans laquelle se débat le héros, celle d'une irrémédiable lucidité. Sur le piège de sa condition.
    Et sur la condition de l'homme en général. Le roman prend alors toute sa dimension, celle d'une tragédie universelle, magnifiquement exprimée. " Michel Abescat (Le Monde).

  • Dans ce portrait d'un jeune homme qui se noie, écrit par un noir, tous les personnages sont des blancs.
    Tous sauf un, qui se fait enterrer vivant. " a travers ce récit ?dipien mélancolique, perry raconte l'ascension d'un jeune voyou blanc que perdra l'amour dévorant qu'il porte à sa mère. le titre est une référence transparente au portrait de l'artiste en jeune homme de james joyce. c'est une indication ces auteurs se vivaient d'abord comme des écrivains, et pas uniquement comme des auteurs-de-polars. le genre étant à leurs yeux le moyen idéal de rendre compte d'une partie - la plus tragique - de l'expérience noire en amérique.
    " bernard loupias (le nouvel observateur).

  • Les frères Farrow, Frank et Richard, sont deux voyous extrêmement dangereux.
    Leur but : mettre la ville à feu et à sang. Leur premier objectif est un restaurant. Mais le hold-up tourne en bain de sang. Richard est abattu par un flic, et Frank blesse mortellement un enfant qu'il a renversé dans sa fuite. Le père de l'enfant, Dimitri Karras, décide de ne pas en rester là. Quant à Frank, il entreprend lui aussi de se faire justice. Après les seventies (King Suckerman) et les eighties (Suave comme l'éternité), George P.
    Pelecanos revisite les années 90 dans ce troisième et dernier épisode de sa trilogie consacrée au ghetto de Washington DC.

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