• Beau comme une éclipse

    Françoise Pirart

    • Meo
    • 12 Février 2019

    Jeune homme naïf et rêveur, Albien Bienfait est tiraillé entre une mère bigote et un oncle fantasque. Lorsque celui-ci parvient à le convaincre qu'il est un winner, un gagnant, Albien accepte de partir pour le bout du monde : un tout petit pays d'Afrique, le Swaziland. Mais son périple - s'il en est un ? - n'est pas de tout repos. De rencontres surréalistes en aventures parfois peu glorieuses, rien n'est épargné au doux philosophe pendant ses tribulations rocambolesques. Balayant les moqueries, Albien, porté par l'espoir fou de retrouver un amour d'enfance, va affronter les remous de la vie avec un optimisme désopilant. Jusqu'à la révélation finale où il découvrira qui il est vraiment.

  • " La mère, Mathilde, était déjà levée.
    Elle attisait le feu dont la fumée s'échappait par une ouverture dans le toit. Son ventre était gros de l'enfant à naître. Elle paraissait fatiguée et de lourds cernes noirs donnaient à son visage une expression que Geofroy ne lui avait encore jamais vue. " L'an 1040, quelque part en Bourgogne... Asservis à la rude existence de paysans à la solde des religieux, les Sans Avoir portent bien leur nom. Geofroy, adolescent naïf et rustre, découvre les idées révolutionnaires de son oncle, Helmold le Courbe, qui ose remettre en question l'existence de Dieu.
    Heurté par l'injustice et l'obscurantisme, Geofroy accomplit un périple éprouvant qui deviendra découverte de la vie, apprentissage de la tolérance et remise en question des principes établis. Une vingtaine d'années plus tard, on retrouve les enfants de Geofroy Sans Avoir : Mathilde, jeune femme candide, qui découvre, par le plus grand des hasards, les écrits de son père, voyageur insatiable. Elle aussi s'étonne, s'émeut, se révolte, croit comprendre.
    Grâce à une nonne défroquée et bannie de tous, Mathilde apprendra à refuser l'oppression et l'injustice. Et à accepter l'amour, dans son sens le plus large. Seigneurs, voleurs de grand chemin, saltimbanques, petites gens, bourreaux, moines, nobles désargentés, manants, puissants et humbles... foisonnent dans ce roman picaresque et constituent les faces sombres et lumineuses d'un haut Moyen Age.

  • La grinche

    Françoise Pirart

    • Meo
    • 11 Novembre 2008

    Dans les années 1950, La Grinche, jeune handicapée, vit dans un petit village reculé avec sa grand-mère, la Vieille. L´apparition d´un inconnu venu de nulle part va faire naître la rumeur et provoquer dans ce coin paisible des événements qui réveillent les mémoires volontairement assoupies. Un viol, un meurtre ancien... Le passé ressurgit brutalement. La Grinche et l´inconnu nouent une relation complexe et forte dans cette véritable tragédie rurale. « Françoise Pirart donne avec "La Grinche" un roman qui remue le passé. Passé d´un village accroché à ses traditions. Passé d´une famille réduite à plus grand-chose. La souffrance est passée par là, et le meurtre peut-être. Une menace sourde rôde. Un lourd secret pèse sur les pensées de la Vieille. Sa petite-fille la Grinche, enfant débile, n´en saisit sans doute pas grand chose. Mais quand le déserteur s´installe au hameau, les douleurs enfouies se réveillent. (Pascale Haubruge, LE SOIR). Après sa première publication en 1998 aux éditions Bernard Gilson, ce roman a obtenu le prix Gauchez-Philippot

  • Dans la nuit, deux adolescents s'enfuient du domicile familial et prennent l'avion à l'aube. Destination le Canada. Ils n'emmènent aucun bagage, mais une importante somme d'argent. Sylvain et Érik errent, se cachent, font des rencontres, s'affrontent, découvrent l'amour, souffrent. Liés par un secret inavouable, poursuivis par le passé, ils n'ont qu'un seul but: Chicoutimi. Un itinéraire chaotique qui les mènera à travers le Québec, dans les forêts des Laurentides. Un ancien détective opiniâtre, Red Barton, croise leur route. Troublé par la ressemblance frappante entre son fils disparu des années plus tôt et Sylvain, il se lance dans une traque insensée. Les deux frères parviendront-ils à gagner Chicoutimi et la liberté, comme leur grand-père jadis, un soir de septembre, alors que les érables du Saguenay se teintaient du rouge sang de l'automne?

  • La nuit de sala

    Françoise Pirart

    Que s'est-il vraiment passé, cette nuit-là, au lac Sala, tout près d'Imposata, village de Sicile perdu dans les collines d'oliviers ? Qui était cette belle jeune femme, retrouvée noyée, et dont les marques sur le cou orienteront l'enquête vers un homicide volontaireoe Très vite, ses liens avec celui que les habitants du village nomment « Le Belge » sont avérés. Le Belge, homme solitaire et
    mystérieux, surgi d'on ne sait où, et installé à « la dure » dans une bergerie abandonnée, s'est peu à peu intégré à la vie du village, sans pour autant y participer. On le tolère, respectant son silence, le surveillant de loin. Il n'y a que Vittorio, le facteur, qui peu à peu l'apprivoise, nouant avec lui une
    drôle d'amitié. L'enquête avance, le coupable est démasqué. Il s'agit bien du Belge. L'affaire est classée. Le crime passionnel ne fait plus de doute. Pourtant, il y a dans ce meurtre trop de zones d'ombre, trop de silence pour ne pas hanter ceux qui en ont été les témoins. La Nuit de Sala est une enquête après l'enquête. Roman à plusieurs voix, on y découvre une vérité qui n'est pas uniquement celle des faits mais aussi celle, plus complexe et plus secrète des sentiments parfois contradictoires et passionnés de toute vie.

  • Bruxelles, 1943. Trois ans que les Allemands occupent la Belgique, trois ans que Simon et sa famille vivent en sursis. Jusqu'à l'arrestation, jusqu'au départ, en train, vers l'est. Un terrible voyage vers l'inconnu au cours duquel, pourtant, Simon a rendez-vous avec l'espoir...

  • Ce récit, tiré de l'expérience de Simon Gronowski sous l'occupation allemande, raconte son histoire. Comme des millions de juifs, Simon, sa soeur et sa mère sont arrêtés par la Gestapo et déportés vers un camp de concentration. Pendant leur transfert à bord du 20e convoi, le petit Simon parvient à s'échapper... Dans ce train dont personne ne connaît vraiment la destination, au milieu des hommes et des femmes épuisés et apeurés, Simon se souvient de son enfance en Belgique. Il revit la montée progressive du nazisme et tous les changements qui se sont faits petit à petit autour de lui. Sans trop comprendre ce qui se passe, il observe ses parents et sa grande soeur Ita dont il est très proche. L'antisémitisme et les rafles s'accentuent jusqu'à ce jour de mars 1943 où les nazis viennent le chercher avec sa mère et sa soeur. Après un séjour dans une caserne de la Gestapo, sa mère et lui sont transportés à bord d'un train à destination d'Auschwitz. C'est le 20e convoi, un convoi spécial parce que, grâce à l'intervention courageuse de trois jeunes résistants, quelques prisonniers juifs réussissent à s'en échapper. Simon fait partie des évadés. À 11 ans, il se retrouve seul, perdu. Il part rejoindre son père à Bruxelles. Il ne peut cependant pas vivre avec lui, celui-ci se cachant pour échapper aux nazis. Il apprend que sa soeur a été envoyée dans un camp. Après la Libération, son père, qui comprend qu'il ne reverra pas sa femme et sa fille exterminées dans les chambres à gaz d'Auschwitz, meurt, brisé par la maladie et le chagrin. Ce récit témoigne de l'horreur de la guerre et de la déportation mais se lit aussi comme un message d'espoir : dans sa fuite, Simon rencontre des gens prêts à l'aider, la solidarité résiste malgré tout. Simon, après tout ce qu'il a vécu, choisit la vie et voit le miracle de son évasion comme une seconde chance.

empty