• Malpertuis

    Jean Ray

    À la fin du XIXe siècle, sentant sa fin prochaine, Quentin Moretus Cassave, un énigmatique vieillard immensément riche, convoque les membres de sa famille. Son testament stipule que pour prétendre hériter de sa fortune, il est impératif de venir vivre à Malpertuis, sa vaste demeure sombre et inhospitalière.
    Le dernier survivant sera le légataire universel, sauf s'il reste un homme et une femme : ils devront alors se marier pour se partager l'héritage.

  • Quand Jean Ray mène la danse, la ronde des manèges tourne vite au cauchemar. Au son d'une musique stridente et trépidante, le cochon verni ou le cheval mordoré que l'on enfourche se révèlent goret d'Apocalypse ou cavale d'enfer ! Paru en 1964, Le Carrousel des maléfices offre de chevaucher à cru une araignée géante, de défaillir d'effroi face à quelques horreurs logiques insondables, de croiser Croquemitaine ou Tête de lune, ou de frayer avec une escouade de monstres. Revoici le monde des outre-coins fétides et vertigineux de demeures à l'inquiétante quiétude.

  • Dans de vieilles demeures paisibles, dans des ruelles hors du temps, dans des tavernes de marins et des ports noyés de pluie, jusque dans le néant de la pleine mer, Jean Ray fait planer le souffle des Ténèbres.
    Par la déraison d'un homme, un tour de magie noire ou le simple jeu du hasard, des passerelles fragiles sont jetées entre les mondes, d'où des démons déchus, des créatures invraisemblables, tour à tour féroces et pathétiques, viennent briser et tordre entre leurs griffes le destin des humains.

  • La mer traverse l'oeuvre de Jean Ray/John Flanders comme le Fulmar a traversé les Sept Mers durant sa longue carrière.
    La cinquantaine de textes réunis ici, pour la plupart inédits en français, en sont la preuve.
    « Le monde marin apparaît, parfois véhiculant l'épouvante, parfois unique solution, ultime espoir pour oublier le passé et fuir l'horreur, parfois moyen pratique pour découvrir l'aventure. Il recèle le mystère. Derrière l'horizon se cache toujours quelque île étrange, quelque port embrumé où le marin cherche à oublier ses hantises dans des cabarets enfumés.
    Là, une oreille complaisante, devant un verre de whisky, écoutera le récit de ses aventures. » Parmi les « cargo, schooner, yacht, baleinier, quatre-mâts, brick, clipper, steamer, péniche, canot, sous-marin, croiseur » qui sillonnent les océans « rayens », il en est un qui prend une dimension toute particulière : le Fulmar. Il est le « navire-fantôme, navire-imagination, navire-réalité, navire-légende »...
    Alors, embarquons et suivons-le dans ses aventures et celles de son équipage à travers les Sept Mers !

  • Les contes du whisky

    Jean Ray

    Une taverne bondée et enfumée où gravitent d'étranges personnages, emportés par le whisky au goût de sang et de larmes. Ils partagent un festin funeste de pitoyables et effroyables aventures d'errants de la mer.
    Au rythme des hallucinations et des fabulations, le whisky, purificateur, permet de dialoguer avec l'ombre et d'en finir avec l'éteignoir d'existences mornes et répétitives. Ici règne le principe de l'anamorphose : le regard sur les choses et sur soi en sort radicalement changé. Dès sa parution en 1925, Les Contes du whisky, premier recueil fantastique de Jean Ray, rencontre un grand succès.

  • « - Les yeux... les yeux de Butsebo ! » « - Ne regardez pas ! Pour l'amour de Dieu, ne regardez pas ! Il faut fuir... l'horreur des horreurs nous attend ! » Quel est donc le pouvoir des yeux de Butsebo ? Ce nom renvoie-t-il à Belzébuth ou reflète-t-il celui de la Gorgone ? Hilduard Syppens, qui se destinait à une vie paisible dans la calme capitale des Flandres, avec pour principale occupation la lecture des aventures de Monsieur Lecoq, le célèbre détective d'Émile Gaboriau, se retrouve au coeur d'une série de meurtres aussi inexplicables qu'horribles. Il devra, dès lors, confronter les méthodes de son auteur favori à une réalité qu'il n'arrivera bientôt plus à contrôler et où tout n'est que masque...
    Dans la lignée du Monstre de Borough ou de Jack-de-Minuit, et non sans échos avec Malpertuis, John Flanders joue allégrement, dans les quatre textes inédits qui composent ce recueil, d'un métissage entre roman policier archaïque et récit fantastique, s'amusant à perdre le lecteur lui-même...

  • Saint-Judas-de-la-nuit

    Jean Ray

    Dans l'abbaye des Six-Tourelles, qui tombe en ruines, le père Tranquillin et M. Sorbe mènent une mystérieuse entreprise. Il est question de trois étudiants en quête d'un «signe ». Mais également du Grimoire Stein, livre maudit du XVe siècle conservé dans une bibliothèque d'Oxford... Conçu à la manière d'un échiquier, Saint-Judas - troisième et dernier roman (posthume) de Jean Ray - s'inscrit dans le sillage de Malpertuis. Il est ici proposé, pour la première fois, dans une édition critique tenant compte des diverses versions du texte, dont la clé se trouve aussi dans plusieurs contes et récits inédits.

  • Au fil de ses oeuvres, Jean Ray cite souvent avec gourmandise Geoffrey Chaucer (1340-1400) - le père de la littérature anglaise - comme Balzac le faisait de Rabelais pour ses Contes drolatiques. L'écrivain belge dans les Derniers contes de Canterbury rend explicitement hommage aux fameux Contes de Canterbury qui, avec le Decameron de Boccace, sont pour lui des textes fondateurs. Chaucer mettait en scène des pèlerins en route vers la cathédrale où se trouve le sanctuaire de Thomas Beckett. Dans ce recueil, très concerté, paru en 1944, Jean Ray confie la tâche à des fantômes qui conversent, hôtes de la taverne dans laquelle Chaucer situe les protagonistes de ses Contes. Le narrateur dit d'ailleurs avoir rencontré Chaucer lui-même au hasard des recoins mystérieux de Londres. Et tous ces hôtes de la nuit racontent d'immémoriales histoires où la ténèbre et l'humour font bon ménage. On y rencontre le chat Murr d'Ernst Theodor Amadeus Hoffmann aussi bien que sir John Falstaff, le truculent personnage de Shakespeare.

  • « Les histoires de fantômes, qu'on imagine avoir inventées d'un bout à l'autre, peuvent enclore une réalité » confie Jean Ray à ses lecteurs. Ajoutant : « Ceux qui les écrivent peuvent être en quelque sorte des chargés de mission d'un monde caché qui essaie de se révéler à nous, nous obligeant à réfléchir... ».

    En témoigne ce Livre des fantômes paru en 1947 que ses éditeurs successifs ont parfois malmené faute de respecter la profonde cohérence des textes où Jean Ray traite d'une façon à nouveau très personnelle ces « univers intercalaires » que peuplent les fantômes. Dans ce monde où vivants et morts s'entrecroisent, c'est apparemment la réalité qui s'impose : ce petit monde bourgeois, provincial et volontiers casanier que Jean Ray décrit avec un humour tout flamand. Ici, les fantômes peuvent se glisser dans une fabuleuse choucroute, dans une excellente liqueur digestive ou dans le décor cossu d'une maison. Certes, la Mort elle-même entre dans la danse mais avec une bonne vieille faux et une jovialité de bon aloi. Le narrateur nous a prévenus : « Non seulement ceci n'est pas un conte, mais c'est un document »...

  • La croisière des ombres

    Jean Ray

    En février 1929, Jean Ray sort de prison. Il y sera resté près de trois ans. Dans la légende - qu'il entretiendra - cette mise à l'ombre serait la sanction de ses complicités avec la contrebande d'alcool sur le « rumrow », l'avenue du Rhum, aux frontières des Etats-Unis, alors en proie à la prohibition. En fait, il avait été sanctionné pour une escroquerie financière dans sa ville natale de Gand. Qu'importe !

    Cet admirateur et ami de Blaise Cendrars se rêve une autre vie et d'autres amarrages dans ce recueil fulgurant de récits et de contes nés de ses hantises : la mer, les bouges, les nuits de lune, les vaisseaux fantômes, les trafiquants, les ruelles obscures... La croisière des ombres sort fin 1931. Jean Ray a 44 ans. Si le fou est celui qui a tout perdu sauf la raison, Jean Ray se montre ici bien fou, c'est-à-dire radicalement raisonnable. Il met au service de l'étrange la rigueur et la clarté d'un imperturbable rationalisme. Efficace, ramassé, il fait naître des mondes en quelques lignes : la « croisière des ombres » commence au large de Manhattan et s'achève sous l'égide d'un psautier imprimé à Mayence au XVe siècle, boussole insensée d'un navire hauturier. Le virtuose du « réalisme panique » fait son entrée dans le tripot de la littérature.

    Comme beaucoup de livres de Jean Ray, La croisière des ombres a souffert de rééditions infidèles et tronquées. La Collection Jean Ray l'offre à nouveau dans sa splendeur et son énergies premières, tel que l'écrivain l'avait conçu. On y découvrira, en prime, une dizaine de textes inédits, écrits entre 1929 et 1932. 

  • Le grand nocturne (1942) et Les cercles de l'épouvante (1943) ont paru au coeur de la Deuxième Guerre mondiale durant l'occupation de la Belgique, période d'intense activité pour Jean Ray. En plus de ces deux recueils de « récits d'épouvante », l'écrivain gantois publie - presque simultanément - ses deux grands romans : La cité de l'indicible peur (1943, réédité par Alma, mai 2016) et Malpertuis (1943, réédité par Alma, en mai 2017).
    À vrai dire, la guerre n'a pas d'influence directe sur celui que l'on, commence alors à surnommer « l'Edgar Poe belge ».
    Emprisonné à Gand de 1926 à 1929 pour des malversations boursières, ruiné, Jean Ray doit survivre durant les années 1930 en publiant une multitude d'articles en tous genres, des récits fantastiques et les quelques cent fascicules de la série Harry Dickson. De surcroît son superbe recueil de contes et récits, La croisière des ombres (1932) a connu l'échec. Plus que jamais enfermé dans Gand comme dans un cercle étouffant, l'écrivain n'en poursuit pas moins la taille de ses diamants noirs, malgré l'obligation de fournir des travaux alimentaires.
    Durant l'Occupation, l'édition belge se trouve à son tour dans un « cercle » oppressant, ses liens devenant difficiles avec Paris et prohibés avec les pays anglo-saxons. Seule la presse collaborationniste offre de l'espace : Jean Ray y publie beaucoup, sans se référer à la politique ni aux idéologies du moment, plus que jamais enfermé dans son univers très peuplé, à rebours d'une réalité elle-même très sombre.
    Ces deux recueils, tous deux rigoureusement construits, se répondent : angoissantes étrangetés dans les aventures fantastiques du Grand nocturne, avec une incroyable virtuosité des intrigues ; poésie de la peur, des réminiscences, des prémonitions et des souvenirs douteux dans Les cercles de l'épouvante à l'image d'une jeune sorcière : la petite Lulu, la fille de l'écrivain, sous l'égide de laquelle le livre est placé. Plus que jamais l'effroi voisine, chez Jean Ray, avec l'humour et le paradoxe.

  • C'est en décembre 1952 que Jean Ray, traversant de graves difficultés, commence sa collaboration avec la revue Golf. Comme souvent, il y est poussé pour des raisons prosaïquement alimentaires : malgré le succès de La cité de l'indicible peur et de Malpertuis, quelques années plus tôt, l'écrivain est toujours en mal d'argent. La fortune que connaît alors P. G. Wodehouse (l'auteur de Jeeves) dans les pays anglo-saxons lui a donné des idées, d'autant plus qu'il n'existe pas d'auteur « golfique » de cet acabit parti les écrivains de langue française.

    Mais Jean Ray n'en reste pas moins Jean Ray. Son solide sens de l'humour - comme en témoignent ses contes les plus noirs - se manifeste d'emblée dans le petit monde des greens et des club houses. Il prend plaisir à s'inspirer d'un mystérieux Code du jeu de golf pour en tirer une interprétation toute particulière des règles, des parcours et des « accidents » du terrain - mot qu'il faut bien sûr entendre à double sens.

    Pour parler des joueurs et de leur univers « il faut suivre, écrit-il, la méthode des auteurs qui fouillent l'état-civil de leurs personnages jusque dans les anciens registres de sacristie, décrivent les fauteuils où ils font leur somme, et les paysages formant cadre à leurs petits chiens au cours de leurs vagabondages ». Et dans les sacristies du golf se cachent, évidemment quelques diables : du caddie au bénitier, et inversement, il n'y a qu'un pas. Les titres de ces récits maléfiques, cruels et truculents valent à eux seuls programme : Le mystère du Dip Club, La balle de l'Engoulevent, Le septième trou... À quoi s'ajoutent des parodies de Jean de La Fontaine et de prétendues « vieilles chansons golfiques » qui feront les délices des amateurs de pastiche.

  • Un roman inédit de Jean Ray, le maître du fantastique, dans l'indéniable lignée de Malpertuis.

  • Joachim parkinson, propriétaire nanti du show des " phénomènes ", souhaitait racheter heertha - un splendide puma - au directeur du cirque bidderstone.
    Mais parkinson est assassiné d'une flèche d'or à proximité de la cage aux lions. lorsque harry dickson arrive sur les lieux du crime, il constate que le cadavre a disparu. c'est alors que le dompteur hardmuth est mortellement blessé par le puma. il existe forcément des liens entre tous ces événements : de l'intérêt que nourrissait parkinson pour le félin, aux flèches meurtrières. harry dickson opère dès lors une descente vers le monde des forains.

  • Avant de mourir, l'explorateur walter somerville a demandé à harry dickson de protéger sa fille ethel, lorsque cette dernière appelle le célèbre détective à l'aide.
    Dickson et son fidèle tom wills vont alors se lancer dans une folle course poursuite jusqu'au pérou, d'oú somerville aurait ramené une précieuse émeraude : le soleil vert. il sera notamment question d'un cambrioleur de génie - le chat-tigre -, d'un lac fantôme et de richesses souterraines, avant que nos deux héros ne puissent résoudre l'énigme des " gardiens du gouffre ".


  • des jeunes hommes riches sont enlevés.
    on soupçonne les adeptes du temple de fer et un matelot portugais qui, le lendemain de son incarcération, est retrouvé mort. on arrête également six mulâtres dont l'appartenance au temple semble établie, mais le véhicule qui les transporte se volatilise en cours de route. à la recherche de la vérité sur les origines, la réalité et les desseins du temple de fer, harry dickson va être confronté à un être d'une rare cruauté.


  • Deux romans inédits de John Flanders

  • Harry Dickson t.5 ; la veuve rouge

    Jean Ray

    • Ananke
    • 24 Septembre 2014

    Suite des fac-similés des fascicules originaux consacrés aux enquêtes policières et fantastiques de Harry Dickson, le Sherlock Holmes Américain, dans le texte intégral et dans l'ordre chronologique.
    Cette édition comprend : Autour d'un trône - Une nuit d'épouvante au Château-Royal - Le sosie de Harry Dickson - L'agence des fausses nouvelles - Le double crime - Le Crucifié - Le mauvais génie du cirque Angelo - La mystérieuse maison du lutteur - Le repaire de Palerme - La veuve rouge.

  • Suite des fac-similés des fascicules originaux consacrés aux enquêtes policières et fantastiques de Harry Dickson, le Sherlock Holmes Américain, dans le texte intégral et dans l'ordre chronologique. Cette édition est composée de : Une bête humaine - Le tripot clandestin de Franklin street - Le signe de la mort - La fatale ressemblance - Le gaz empoisonné - Le pari fatal - Les feux follets du marais rouge - Tom Wills, femme de chambre - Les treize balles - Harry Dickson s'amuse.

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