• À Bruxelles, Hilke est intriguée par Peter, un garçon aux bras tatoués qui joue de la guitare dans le métro. Lorsque le jeune homme disparaît brusquement, Hilke s'inquiète. Surtout quand le chien de Peter est repéré aux côtés d'une jeune fille dont le visage est placardé sur les murs de la ville. Hilke est prête à tout pour dénouer les fils de ce mystère. Ses amis auront bien du mal à la suivre !

  • Un banal cambriolage amène les citoyens du lotissement des Fleurs à s'organiser en patrouilles de vigilance pour venir «en aide à la police». Chaque soir, à bord de leur véhicule, Henri et Robert surveillent des rues où il ne se passe rien. Ils en profitent pour commenter leurs vies et celles de leurs voisins :
    Denis Lassalle, ex-militaire, Régis Weiss, seul opposant aux milices, les frères Sauter, les Durant et quelques autres, trop tôt disparus. Henri, déprimé par le départ de sa femme, re - prend goût à l'existence au contact d'un Robert aux théories imparables du genre : «Si ce gars était là sans raison, c'est qu'il était là pour de mauvaises raisons.» Jusqu'au soir où un cadavre perturbe la tournée des vigiles amateurs. Pour ne pas troubler la tranquillité du quartier, les deux hommes se débarrassent du gêneur. Le lendemain, un patrouilleur est porté disparu. Puis, c'est au tour de Robert de se volatiliser. Henri va devoir chercher une explication et, comme le lui conseillait sa femme, se décider «à mettre un pied devant l'autre».
    Parce qu'ils ont oublié que pour vivre en paix dans le lotissement des Fleurs il y a des règles à respecter, certains de ses habitants y demeureront pour l'éternité.
    Avec une écriture maîtrisée et un humour caustique, Pas - cale Fonteneau observe les individus dans leur médiocrité, les petits compromis du quotidien et leurs grandes conséquences.

  • Otto

    Pascale Fonteneau

    C'est l'histoire d'un mec un peu naïf qui avait juré pouvoir partir sans se retourner.
    Un jour, sa route croise celle de l'Histoire. Quatre Allemands, miraculeusement vivants le soir du 29 avril 45, quatre frères qui se quittent aux portes de Berlin, douloureusement conscients de ce qui s'écroule autour d'eux. Même après toutes ces années, jamais ces deux mondes n'auraient dû se rencontrer, là-dessus, Sjaack le Hollandais et Naguib la Baleine étaient catégoriques, et ne parlons pas de René...

  • Le business ne s'est jamais embarrassé de moralité.
    Aujourd'hui, le rapatriement des sans-papiers a remplacé les petits trafics d'hier, avec toujours la même règle: se faire du pognon. Au milieu d'un marasme politique soigneusement orchestré, restera-t-il encore quelques idéalistes pour sauver l'humanité ? Pas sûr. Dans un monde normalisé, les excès ont un délicieux parfum de liberté. La mort aussi.

  • " Je ne suis plus leur gentil collègue de bureau.
    J'ai aujourd'hui la force de mon grand-père quand il posait entre Pancho Villa et Emiliano Zapata. Alors, parce qu'ils criaient encore, je me suis mis à gronder, de plus en plus fort, les lèvres ouvertes sur mes dents serrées. Puis j'ai épaulé le fusil et, calmement, j'ai tiré, droit devant moi. ".

  • Hasbeen

    Pascale Fonteneau

    Dans une petite ville de la banlieue parisienne, la découverte de valises contenant les morceaux d'un homme disparu depuis plus d'un an fait les gros titres - presque autant que la fermeture du supermarché local quelques mois plus tôt.
    Hasard ou pas, l'épouse du "cadavre" avait justement travaillé quelque temps dans ledit supermarché, ce qui rend l'affaire on ne peut plus intrigante pour ses anciens employés, qui se rassemblent tous les jeudis pour évoquer le bon vieux temps. Ailleurs, un commandant retraité de l'armée de terre a enfin retrouvé la trace de l'unique descendant d'un soldat mort dans les tranchées dont il a retrouvé les restes. Autant d'incidents qui vont bouleverser - à leur mesure - le quotidien d'une ville de province peuplée de personnages ordinaires.
    Dans un style plein d'ironie, Pascale Fonteneau lève le rideau sur une pittoresque galerie d'antihéros : chacun se démène pour préserver qui la tranquillité de son couple, qui celle de sa retraite, ses rêves de gloire ou encore l'intégrité de ses (bons) souvenirs.
    Un univers noir teinté d'un humour aigre-doux, qui témoigne d'un regard affûté sur la société et d'une plume rôdée au genre du roman noir.

  • Yes we can !

    Pascale Fonteneau

    2070. La population mondiale compte 120 milliards d'individus. On commence à se marcher sur les pieds. Le moindre mouvement de foule devient une arme de destruction massive. Les Etats réagissent : ils encadrent strictement la liberté de circulation, la reproduction, les rassemblements publics.
    Résultat : chez Saintjean Père & Fils, entreprise d'hygiène et de sécurité, les affaires vont mal. Il n'est plus assez de bousculades pour faire marcher le tiroir-caisse. Le père Saintjean, s'appuyant sur ses fidèles employés, la famille Remyrobert, échafaude une nouvelle stratégie commerciale.
    Sous la plume de Pascale Fonteneau, la comédie sociale le dispute au burlesque. Traversée par une réflexion politique noire et grinçante, cette novella d'anticipation vous emporte par son humour désopilant et totalement assumé.

  • Crois-moi

    Pascale Fonteneau

    Hélène mène une vie étriquée.
    Entre son compagnon, poète du dimanche obsédé par la dégradation de son quartier, son amant qui aime la voir défiler en petite tenue et un voisin envahissant atteint d'un délire sécuritaire contagieux, Hélène s'ennuie. Heureusement, un matin, sa soeur l'appelle en pleurs : le cadavre d'un Africain nu encombre sa chambre. Cela ferait un beau début d'histoire. Fidèle à son humour acide et discrètement humaniste, Pascale Fonteneau propose ici de petits arrangements avec la vie quelle connaît par coeur.
    Moralité : " Pour survivre, il est parfois nécessaire de se raconter des histoires. " Il faut le savoir et ne jamais l'oublier.

  • Monique et Sylvie sont copines, copines d'usine parce que voisines sur la chaîne. Mais voilà l'usine ferme et tous les ouvriers se retrouvent à la rue. La colère succède à l'accablement et les syndicats se mettent en marche. Bientôt Monique et Sylvie, galvanisées par les grands discours, se retrouvent actrices de leur destin. ou du moins le croient-elles. Pendant ce temps, Magali, la fille adolescente de Monique, est sélectionnée, pour participer comme apprentie chanteuse, à une émission de télé-réalité.Mais le drame couve et après Maître Grimoulin, l'avocat de l'usine, c'est au tour de la tête pensante du syndicat d'être retrouvée assassinée. Chacun va devoir réviser son idéal de vie à la baisse. à moins que le jour de gloire.

  • Sylvie est seule pour quelques jours dans sa grande maison aux abords de l'usine désaffectée. La maison des anciens gardiens... ses parents. Or voilà qu'elle se retrouve nez à nez avec deux jeunes adolescents dans son couloir. Qui sont-ils, comment se sont-ils introduits chez elle et surtout que lui veulent-ils ? Elle aura bien du mal à obtenir des réponses car les enfants Walin-Delcreuze, portés disparus par la plus grosse fortune industrielle de la région, semblent totalement dénués d'humanité. Ils parlent comme des livres, ne souffrent aucunement de l'inquiétude des leurs et surtout ne sont pas du tout, mais alors pas du tout, pressés de rentrer chez eux... La situation devient vite intolérable pour Sylvie et quand vous aurez croisé la route de ces deux petits monstres vous comprendrez pourquoi.

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