Librairie Generale Francaise

  • « Il y avait quelque chose dans l'air, ce matin-là. Ça ne s'explique pas. Ça vient deux fois par an, peut-être, au début du printemps souvent, et quelquefois à la fin de l'automne. Le ciel d'avril était léger, un peu laiteux, rien d'extraordinaire. Les marronniers ne déployaient qu'avec parcimonie leurs premières feuilles sucrées. Mais elle l'avait senti dès les premiers pas sur le trottoir, avant même d'enfourcher sa bicyclette. Une allégresse. Pas le jaillissement de la joie, pas le battement de coeur toujours un peu anxieux du bonheur. » Ph. D.

  • Philippe Delerm Paris loeinstant « Il y avait quelque chose dans loeair, ce matin-là. Ca ne soeexplique pas. Ca vient deux fois par an, peut-être, au début du printemps souvent, et quelquefois à la fin de loeautomne. Le ciel doeavril était léger, un peu laiteux, rien doeextraordinaire. Les marronniers ne déployaient quoeavec parcimonie leurs premières feuilles sucrées. Mais elle loeavait senti dès les premiers pas sur le trottoir, avant même doeenfourcher sa bicyclette. Une allégresse. Pas le jaillissement de la joie, pas le battement de coeur toujours un peu anxieux du bonheur. » Ph. D.

  • "Les chemins nous inventent. Il faut laisser vivre les pas", écrit Philippe Delerm. Des années durant, accompagné de sa femme, Martine, lui griffonnant des notes, elle prenant des photos, il s'est perdu à plaisir dans la campagne normande et la vallée de la Seine. Ainsi, au gré du temps, s'est constitué ce livre.
    Forêts, chemins, villages aux noms charmeurs - Verneuil, Mortemer, Miserey... - sonnant à l'oreille comme un écho proustien, où passent quelquefois d'illustres souvenirs, Claude Monet à Giverny, la véritable Emma Bovary dans le véritable Yonville...
    Aux antipodes du tourisme pressé et des sites prioritaires, nous apprenons ici à capter les magies discrètes, la lumière d'un matin d'hiver, le chant d'une fontaine, la courbe d'une rivière. Balade, flânerie, promenade

  • C'est un coin dans le port, loin des coques pimpantes. Le cimetière des bateaux. Immobiles dans l'eau bleue, ils font moins penser aux voyages qu'à l'idée même de voyage. Leur structure fragile est une forme de pensée, celle des charpentiers de marine et celle des marins. Ce ne sont pas des os, ce ne sont pas des planches, mais quelque chose entre les deux, un désir enlisé qui ne renonce pas à son principe, à son essor. Aristocrates au-dessus de leur sort, ils aiment qu'un peu d'eau vienne bouger dans la lumière sur leurs flancs, les révéler et les dissoudre. Au cimetière les bateaux ne sont pas morts. P. D.

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