• Oubliez Adam Weinberger

    Vincent Engel

    • Mijade
    • 2 Juillet 2020

    Dans la Pologne de l'entre-deux-guerres, un garçon rêve de changer le monde et de libérer ses proches du poids d'une tradition qu'il juge insupportable. La folie humaine en décidera autrement et scellera le destin d'Adam Weinberger. Rescapé des camps de la mort, Adam enfouit sa détresse dans des bateaux en bouteilles auxquels il donne les noms de ses disparus. Rejetant la parole, fuyant l'amour, il ira jusqu'à changer d'identité. Mais au terme de son existence, par amitié pour le jeune Nathan, il accepte de rompre le silence et de renouer avec les mots.
    Oubliez Adam Weinberger est paru en 2000 aux éditions Fayard, et reçut un accueil positif unanime de la critique. Contant l'histoire d'un jeune Juif, Adam Weinberger, avant son entrée à Auschwitz, et au sortir du camp, l'ouvrage s'interroge sur l'importance du silence dans l'épisode terrible de la Shoah: la difficulté éprouvée par certains Juifs à évoquer l'expérience douloureuse des camps de la mort, et leur légitimité à ne pas en parler.

  • Genève, 1849. Le jeune Atanasio, tout juste arrivé d'un petit village de Toscane, apprend le décès de son protecteur de toujours, Don Carlo. Le notaire lui remet une lettre cachetée du défunt, accompagnée de cinq portraits : trois femmes, deux hommes. C'est le legs d'un père à celui qui ignorait être son fils. Un legs doublé d'une mission : venger Don Carlo par-delà la mort, en tuant tous ceux et celles qui ont empoisonné son existence.

  • Vincent Engel Retour à Montechiarro 1855. Adriano Lungo, un jeune orphelin, arrive dans la magnifique propriété du comte Della Rocca, au-dessus du village de Montechiarro, en Toscane. Sous la protection bienveillante de cet homme brisé par un chagrin d'amour, Adriano va faire des études et, devenu maître d'école, s'impliquer dans le destin collectif d'une Italie en pleine unification.
    1919. Dans l'Italie en proie à la crise économique, Agnese, la petite-fille du comte Della Rocca, se voit contrainte, pour sauver la propriété familiale, d'épouser le riche Salvatore Coniglio, aux sympathies fascistes déclarées. Sa rencontre avec le photographe Sébastien Morgan bouleversera sa vie.
    1978. Laetitia revient à Montechiarro. Elle est la descendante directe de l'autre Laetitia, celle dont la fuite a désespéré, cent trente ans plus tôt, le comte Della Rocca. Dans l'Italie des « années de plomb », elle ne sait rien des espoirs, des combats et des déchirements qui ont fait le destin de la petite cité.
    Trois volets, trois époques : ainsi revit toute l'histoire de l'Italie moderne, dans une saga puissante où les destins individuels, à chaque page, s'entrecroisent avec les enjeux et les bouleversements de l'Histoire.

  • Avec 30 % de plus de 60 ans et une population active réduite à la portion congrue, le gouvernement décide d'établir une politique, volontariste mais discrète, de gestion des seniors. C'est ainsi que naissent les VSA, Villages de Santé pour Aînés où, moyennant la gestion par L'État de l'ensemble de leurs biens, les pensionnaires voient leurs besoins quotidiens pris en charge. Mais qu'adviendra-t-il d'eux lorsque leur patrimoine ne suffira plus à financer leurs soins ?
    Inspirateur de ces structures et de leur cadre légal, Maître Alexandre Geoffroy est chargé d'en assurer la promotion. Mais entre ses activités douteuses d'avocat spécialisé dans la gestion de patrimoine et sa volonté de prendre soin de sa vieille mère dans les meilleures conditions, le grand écart devient vite intenable. Bientôt, le piège se referme...

  • Depuis l'enfance, Lucie porte un secret. Sa tête est pleine de "si" qui l'empêchent parfois de faire des choix. Lorsqu'elle rencontre Jim, elle voit en lui une sorte d'extraterrestre. Elle le déteste tout de suite car elle sait qu'elle pourrait tomber amoureuse de lui.
    Jim vit dans ses rêveries. Il s'intéresse à des sujets qui n'intéressent personne et vice-versa. Lorsqu'il croise le regard de Lucie, il sait qu'elle est différente des autres filles. Il sait aussi, à ce moment-là, que sa vie va changer.

  • 1855. Allongé dans une sordide mansarde du Marais, Gustave Morgan agonise, dévoré par la vérole et le remords. La confession qu'il livre à son homme de confiance éclaire d'un jour nouveau la vie dissolue qu'il a menée. Croyant soulager sa conscience, il ne sait pas encore que la plus belle ruse du Diable est de vous persuader qu'il n'existe pas.

    Cette confession n'est que le prélude à une succession de retournements de situations qui enserrent peu à peu Gustave et tous ceux qui lui furent chers dans une logique implacable et terrifiante.

  • Depuis 75 ans, l'Occident tente de digérer le désastre absolu qu'il a provoqué et subi à la fois : la Shoah. Tout ce qui fondait la fierté, l'orgueil de l'Europe - sa culture, ses valeurs, sa « civilisation » - a été remis en cause, bouleversé par ce crime sans précédent. L'idée de la « solution finale », sa mise en oeuvre active, la tolérance passive ; comment cela a-t-il été possible ?

    Depuis 75 ans, nous tentons de comprendre ce « passé qui ne passe pas », pour reprendre les mots de Ricoeur, et il est encore attendu que les jeunes en fassent un élément fondateur de leur mémoire. Jamais sans doute, dans l'histoire de l'humanité, la jeunesse n'a été sommée de répondre à un devoir aussi impérieux, intense et extravagant. Le « devoir de mémoire » est devenu un dogme qu'il est malvenu de remettre en question, sous peine d'être accusé de révisionnisme, voire de négationnisme.

    Pourtant, cela ne va pas de soi. Pourtant, les jeunes ne comprennent plus pourquoi ils « doivent » faire mémoire de la Shoah plus que d'autres génocides, plus que d'autres drames.

    Pourtant, il est nécessaire de se souvenir et de savoir comment et pourquoi on doit se souvenir.

    Si l'on met le « devoir » de côté, on est alors en mesure de réfléchir à ce qu'est la mémoire ; comment elle s'articule au réel, comment elle est instrumentalisée, quelles sont ses parts d'omission, quel est le rôle de l'oubli dans la remémoration.

    Tel est le propos de cet essai : toute mémoire est d'abord un récit construit sur un réel définitivement hors de portée. Si l'on veut qu'une mémoire soit vivante, si l'on veut qu'elle ne soit pas exclusivement tournée vers la mort, il convient de poser les termes d'une mémoire qui aide à vivre. Il convient de substituer au devoir, le désir de mémoire.

  • Maillard, Bizot et Hardenne, trois soldats chargés de nourrir les troupes, sont les rescapés d'une armée en déroute, sur une terre dévastée. Lorsque Maillard et Bizot sont tués à leur tour, Hardenne, en bon fermier, veut rentrer chez lui. Il espère retrouver les siens, et surtout Nathalie. Mais la guerre n'a pas épargné son village. A son retour, il ne trouve que des corps morts, parfaitement conservés dans leur dernière posture. Désormais seul, Dominique doit imaginer un nouveau monde. Mais qu'est-ce que la vie sans les autres ? Une course contre la montre et contre la folie s'engage. Roman de l'aventure intérieure autant qu'allégorie de notre siècle, Le Mariage de Dominique Hardenne est un livre visionnaire.Un texte vindicatif, élégant et très sombre. Jean Soublin, Le Monde des livres.Avec une économie de moyens en adéquation avec l'histoire qu'il raconte, Vincent Engel réussit à mener jusqu'à son terme l'histoire impossible de ce Grand Poucet perdu dans la forêt-monde. Jean Contrucci, Le Nouvel Observateur.

  • Maramisa

    Vincent ENGEL

    Charles Vinel, archéologue et professeur d'université en mal de reconnaissance, mène une vie tissée de lectures, d'ennui et de rêves de grandeur. Sa vie bascule le jour où il fait la rencontre d'un homme, un certain Herman Kopf. Ce dernier, richissime et mystérieux, lui confie une mission de la plus haute importance : ressusciter une cité perdue, inconnue du monde, et avec elle, sa civilisation. "Maramisa". Vinel se laisse envoûter par ce projet fou qui lui offrirait la possibilité d'asseoir pour de bon sa carrière. Il se met en quête de Maramisa et de ses secrets, sans se douter que derrière ce projet se cache peut-être la clé de l'immortalité...

  • Toscane, 1928. Dans un village isolé et pauvre, la fille du maire, qui n'a plus prononcé un mot depuis la disparition de sa mère, semble s'éveiller à l'arrivée d'un cirque itinérant sur la place du bourg.
    Bientôt s'installe une confrontation entre les saltimbanques et le maître des lieux. Que s'est-il passé, jadis, dans la forêt qui borde le village ? Quel mystérieux pouvoir possède le vieil éléphant de la troupe?? Où commence l'illusion, où s'arrête la réalité ?
    Une histoire de rêve et d'évasion, pour réfléchir à la réalité du pouvoir et au pouvoir de la réalité.

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  • À la faveur d'une douce soirée, après un dîner en agréable compagnie, le narrateur se laisse aller à conter une bien belle histoire qu'il tient de seconde main. Comme un hommage à sa femme, qui vient de quitter l'assemblée des convives, et dont on lui a fait compliment de la beauté...
    Raphael von Ruwich est le fils adoptif et l'héritier de riches aristocrates de haute lignée, installés près de Berlin. On lui attribue une lointaine origine italienne : la grâce qui émane de ses traits fins, ses cheveux bouclés et ses yeux bruns ne peuvent être germaniques. Le charmant jeune homme se plaît à cultiver, innocemment, son avantage : il apprend et maîtrise parfaitement la langue de Dante. Voyageur, il a eu quelques liaisons, mais jamais n'a été frappé par la foudre de l'amour... jusqu'à la magnifique fête donnée en son honneur : il reconnaît en Laetitia Malcessati son double, la jeune fille lumineuse, l'être exceptionnel qui le complète. La passion est immédiatement réciproque.
    Premiers émois, premières palpitations de jeunes gens qui se cherchent des yeux, Vincent Engel nous entraîne dans le tourbillon sentimental de ces deux amants dont la destinée ne cessera d'être contrariée et l'amour empêché... De Berlin à Venise, en passant par Paris et le lac de Garde, il nous lance à la poursuite de cet idéal féminin.

    Vincent Engel est professeur de littérature contemporaine à l'université de Louvain où il dirige Le Centre d'étude de la nouvelle. Il a reçu de nombreux prix Littéraires. Raphael et Laetitia est le premier volet de sa fresque italienne qui se poursuit avec Retour à Montechiarro (Fayard, 2001, prix Victor Rossel des jeunes en 2001) et Requiem vénitien (Fayard, 2003).

  • Venise, 1740. À peine remis de l'échec de son dernier opéra, Antonio Vivaldi est contraint à un nouveau succès s'il ne veut pas être cloîtré à la Pietà, l'établissement pour jeunes orphelines où il enseigne la musique. D'autant que l'on prétend que sa musique est vieille, sans parler des rumeurs qui bruissent sur les moeurs du vieux prêtre. Son ami l'ambassadeur d'Espagne lui présente alors Lorenzo, qui écrira un livret à la hauteur du défi. Se mettent alors en mouvement des rouages qui pourraient broyer à jamais le destin du prêtre roux. Ou le conduire à la gloire, une ultime fois...
    Les zones d'ombre de la vie de Vivaldi sont nombreuses, et notamment le motif de son départ pour Vienne quelques mois avant sa mort. Ce roman met en scène les dernières années du plus célèbre des compositeurs vénitiens.

  • Opera mundi

    Vincent Engel

    Un vieil artiste passe sa vie à recopier une toile de maître, inlassablement, jusqu'à ce que la copie se détache du modèle ; un homme voue une admiration sans limites à une vénus qui, à son grand désarroi, sera retirée du musée pour rénovation ; une mère essaye de transmettre ses souvenirs à son fils au travers d'un tableau.
    Dans ce recueil de nouvelles, vincent engel nous guide dans les salles de son musée imaginaire à la découverte de notre relation à l'art, de notre perception des oeuvres et de la fragile émotion qui en découle. cet ouvrage est rehaussé de clichés inédits d'emmanuel crooÿ qui, au gré de ses déambulations muséales, a réussi à saisir l'instant fugace oú l'homme et l'oeuvre d'art se retrouvent.

  • En 1919, la crise économique qui terrasse l'Italie atteint aussi le petit village toscan de Montechiarro. Agnese,la petite-fille du comte Bonifacio Della Rocca, dans l'espoir de sauver la merveilleuse villa Bosca et son domaine, épouse le fils d'un notable, Salvatore Coniglio, qui deviendra rapidement «un fasciste exemplaire» !
    Agnese parviendra-t-elle à sauver le domaine familial? Que deviendront ses deux filles dans cette tourmente ?
    Comment vivra-t-elle son amour pour le jeune photographe étranger Sébastien Morgan? Quel sera le sort de son ami le libraire homosexuel dans une Italie soumise à la violence virile des chemises noires? Que deviendra le manuscrit de ce dernier, retraçant l'histoire de Montechiarro? Voici plantés quelques-uns des ressorts du suspens de la seconde partie de Retour à Montechiarro où les femmes aspirent à rendre heureux, tandis que les hommes veulent conquérir le pouvoir et la gloire par la force, la ruse ou l'argent !
    Lu par Françoise Licour
    Durée : 7H10min

  • Les absentes

    Vincent Engel

    • Lattes
    • 23 Août 2006

    Quelles sont les raisons qui poussent les uns à rechercher la compagnie de leurs semblables et les autres à la fuir ? Quel manque creusent en nous le départ et l'absence des êtres aimés, ce vide qui sera l'ombre de nos vies oe
    Dans la Toscane du XIXe siècle, autour de Montechiarro, Gioacchino Bruchola et Domenico Della Rocca suivent, sur le fil rouge de l'absence, deux parcours aussi différents que possibles, mais qui auront leurs points de rencontres, de vie, d'amour et de mort. Anges ou fantômes, quelques femmes nourriront leurs inquiétudes et les pousseront toujours plus loin sur la voie d'une éducation sentimentale qui prendra la forme de leur destin. Arianna et son secret englouti ; Laetitia, disparue après avoir mis au monde Domenico et affolé Gioacchino ; Alicia, frêle messagère rédemptrice
    Un siècle plus tard, dans une Venise dénaturée par le tourisme, Baptiste Morgan, jeune écrivain inconnu, connaîtra à son tour l'initiation de l'art, de l'amour et du deuil, sous la houlette d'un Asmodée Edern toujours aussi mystérieux. Il relira et reliera les récits anciens de ces familles qu'il n'a pas connues, et dont son écriture, seule, assurera peut-être la pérennité.

  • L'Italie au lendemain de la Première Guerre mondiale. Au coeur des Pouilles, se niche le village de San Nidro où grandissent Basilio et Lucia. Les deux enfants font le serment de s'aimer toute leur vie, mais tout bascule lorsque Lucia est enfermée dans un couvent sur ordre des fascistes. Une quête d'espoirs et de rendez-vous manqués dans l'Italie mussolinienne commence.

  • 13 juillet 1788 : un terrible orage secoue la France du Sud au Nord, semant la désolation dans un pays déjà éprouvé par la sécheresse, la famine et les incuries de la Cour. Au fond d'un val perdu, le tyrannique vicomte Baptiste de Ruspin, châtelain de la Follyre, tue l'un de ses paysans. Son fils Népomucène, jeune homme nourri de la lecture des Philosophes, saisit aussitôt ce prétexte pour l'arrêter et mettre en place la société démocratique à laquelle il aspire. Entouré de quelques amis sûrs, il proclame, le 14 juillet 1788, la République d'Avau.
    Mais il est difficile de donner aux hommes ce qu'ils ne peuvent ou ne veulent recevoir.
    Durant cinq ans, sous l'oeil méprisant de son père emprisonné, Népomucène se bat contre tous, jusqu'à ce que la France républicaine redécouvre cette Follye isolée dans sa vallée, et la reprenne sous son aile froide et sanglante?

  • Vincent Engel Requiem vénitien Qu'est-ce qui pousse Alessandro Giacolli, vieux musicien exilé à Berlin, à envoyer son disciple Jonathan à Venise, où se déroula sa jeunesse ? C'est le secret que le jeune homme tente d'arracher à la ville des doges. Il lui faut pour cela se plonger dans les souvenirs du Risorgimento des années 1848-1849, époque au cours de laquelle les patriotes groupés autour de Daniele Manin tentèrent de secouer la tutelle autrichienne, et retrouver les protagonistes d'un drame passé : Federico, le librettiste d'opéra, ami d'Alessandro ; le méprisant marquis Bulbo ; la belle Donatella, qui ne sut qui aimer. C'est toute l'Italie fascinante, romantique, éprise d'art, d'amour et de liberté, qui revit ici, somptueusement reconstituée par le romancier de Retour à Montechiarro.

  • Frédérick Tristan occupe une place à part dans le monde des lettres françaises contemporaines.
    Son oeuvre, qui compte déjà près de quarante titres, constitue un ensemble cohérent d'une rare puissance, par lequel l'auteur met en avant les forces et les faiblesses d'une société qui, depuis plus d'un siècle, essaie de se défaire de Dieu et de s'en remettre à l'homme. Ce chemin, comme le fut jadis celui des sociétés théocratiques, est ardu, jalonné de crimes. Tristan le relate, par la magie d'une fiction qui se plaît à raconter des histoires pour mieux dire le réel, sans complaisance, mais sans davantage jeter d'anathème.
    Cet essai met en évidence à la fois l'inscription de Tristan dans une mouvance littéraire française exigeante, qui puise autant chez Camus que chez Gary, et son engagement dans un siècle qui a pu, en même temps, contribuer comme aucun autre à la libération mais aussi à l'aliénation, voire à l'anéantissement de l'homme. Résolument humaniste et antifasciste, l'oeuvre de Tristan allie l'humour au " gai savoir ", la révolte à l'exigence, pour constituer une nouvelle comédie humaine adaptée à son époque, à ses attentes et à ses angoisses.

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