Librairie Generale Francaise

  • Voulez-vous faire, ou refaire, connaissance avec :
    Bagheera, la panthère, rusée, intrépide et téméraire, à la voix douce comme le miel;
    Baloo, l'ours brun, professeur des Lois de la jungle (« Frappe d'abord, aboie plus tard ») ;
    Kaa, le serpent python, sourd et circonspect Shere Khan, le tigre boiteux;
    L'ours des mers, sa douce épouse aux yeux tendres et Kotick, leur bébé phoque né tout blanc;
    Le petit Toomai, devenu Toomai des Éléphants car il a vu ce que jamais homme n'avait vu;
    Avec beaucoup d'autres, et surtout et, bien sûr, avec Mowgli, le héros de la jungle, le héros de toutes nos enfances, le super-enfant, aimé des loups mais détesté des singes, ce peuple stupide, bavard et vaniteux...
    Entrez sans crainte dans la jungle. Vous y serez moins dépaysé que vous ne croyez...

  • Barbey d'Aurevilly Les Diaboliques Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, la tête en bas, le... reste en haut ! Pas une ici qui ne soit pure, vertueuse, innocente. Monstres même à part, elles présentent un effectif de bons sentiments et de moralité bien peu considérable. Elles pourraient donc s'appeler aussi « les Diaboliques », sans l'avoir volé... On a voulu faire un petit musée de ces dames. L'art a deux lobes, comme le cerveau. La nature ressemble à ces femmes qui ont un oeil bleu et un oeil noir. Voici l'oeil noir dessiné à l'encre - à l'encre de la petite vertu.
    Barbey d'Aurevilly Plus qu'il ne se livre, Barbey se trahit. Toute son oeuvre romancière exhale l'odor di femmina ; on y découvre, foncièrement, l'obsession de la femme au point de croire qu'il s'en délivrait par le style.
    Jean de La Varende, Les Grands Normands.

    Introduction et notes de Pierre Glaudes.

  • Le huis clos d'une vieille demeure dans la campagne anglaise. Les lumières et les ombres d'un été basculant vers l'automne. Dans le parc, quatre silhouettes - l'intendante de la maison, deux enfants nimbés de toute la grâce de l'innocence, l'institutrice à qui les a confiés un tuteur désinvolte et lointain. Quatre... ou six ? Que sont Quint et Miss Jessel ? Les fantômes de serviteurs dépravés qui veulent attirer dans leurs rets les chérubins envoûtés ? Ou les fantasmes d'une jeune fille aux rêveries nourries de romanesque désuet ? De la littérature, Borgès disait que c'est « un jardin aux sentiers qui bifurquent ». Le Tour d'écrou n'en a pas fini d'égarer ses lecteurs.

  • Andersen Contes Hans Christian Andersen (1805-1875) est passé à la postérité comme l'un des grands classiques de la littérature pour la jeunesse. Pourtant, si ßatteuse qu'elle soit, cette image est nettement réductrice. La présente anthologie se propose de la compléter, voire de la corriger. On y trouvera bien sûr les contes les plus célèbres - La Petite Sirène, Le Vilain Petit Canard, La Princesse sur le pois, par exemple - qui, depuis plus d'un siècle et demi, enchantent les enfants du monde entier par leur ironie légère et par leur sens du merveilleux. Mais on y trouvera également des récits plus intimes où, sous le voile de la fiction, Andersen révèle sa conception de l'existence (Une histoire des dunes, Le vent raconte l'histoire de Valdemar Daae et de ses filles), développe ses réßexions personnelles sur la « question sociale » (Chaque chose à sa place, Le Jardinier et ses maîtres) ou dit son admiration pour le Progrès (Le Grand Serpent de mer, La Goutte d'eau). Quelle que soit la gravité du sujet, on y retrouve la même vivacité et le même humour. La présente traduction s'efforce de restituer la simplicité enjouée comme le naturel d'un style aussi proche que possible de la langue parlée.

    Traduction nouvelle, préface et notes de Marc Auchet, professeur à la Sorbonne.

  • Carmen, sauvage et corrompue, passionnée sans tendresse, ne sait ni attendre quand elle désire, ni résister quand on lui plaît. Carmen est de ces femmes incandescentes qui savent susciter la passion dès le premier regard, celle du narrateur, d'abord, et celle de Don José, surtout, qui pour elle plongera dans la briganderie et le crime. Carmen est une créature insaisissable, tourbillonnant dans le monde coloré et sulfureux des contrebandiers andalous et des bohémiens transis d'amour, peinte d'une main de maître par un Mérimée au sommet de son art.Édition revue de Jean Balsamo.

  • Collection « Classiques » dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Pouchkine La Dame de pique et Les Récits de feu Ivan Petrovitch Belkine Un jeune homme tue sans le vouloir une vieille comtesse à qui il aurait souhaité arracher le secret qui permet de gagner au jeu. Sa conscience le harcèle : « Tu es l'assassin de la vieille ! », et la morte revient, car si la dame de pique est bien une carte, elle reste aussi une figure de femme...
    Cette brève histoire d'une obsession fatale, Pouchkine l'écrit dans le village de Boldino, à l'automne de 1833. Trois ans plus tôt, c'était déjà à Boldino que l'écrivain avait décidé de conter désormais des histoires en prose, et non plus en vers. Il s'était alors cherché un prête-nom et avait inventé Ivan Petrovitch Belkine, un brave gentilhomme de campagne, lequel d'ailleurs se serait borné à mettre par écrit les histoires qu'il avait ouï dire à diverses personnes.
    Jeu de masques. Prétexte à essayer tous les tons. Du fantastique à la fantaisie, du sentimental à la tragédie, de la moquerie à la compassion. Prétexte à essayer toutes les techniques : métamorphose des narrateurs, maniement virtuose des points de vue... Cinq nouvelles, cinq miniatures écrites en moins d'un mois.

    Traduction de Dimitri Sesemann.
    Préface et notes de Jean-Louis Backès.

    Ce volume comporte La Dame de pique et Les Récits de feu Ivan Petrovitch Belkine : « Le coup de pistolet », « La tempête de neige », « Le marchand de cercueils », « Le maître de poste » et « La demoiselle paysanne ».

  • Balzac La Vendetta La Vendetta, histoire d'un amour contrarié et tragique entre Luigi et Ginevra, est un peu une version « corse » de Roméo et Juliette. Balzac, dans une Corse mise à la mode par Mérimée (Colomba, Mateo Falcone), et qui répondait alors au goût romantique des nationalismes exotiques et du culte de Napoléon, encore très vivace, traite du mariage à travers l'histoire dramatique d'une famille corse.
    Cette nouvelle, publiée en 1830, présente la singularité d'être un des premiers écrits signé Balzac. Elle inaugure les « Scènes de la vie privée » de La Comédie humaine. Elle marque également l'intérêt que l'écrivain accorde aux liens familiaux et aux unions ratées. Le rôle de l'amour paternel en particulier, toujours présent dans son oeuvre, et qu'il exploite ici avec beaucoup de brio, sert de révélateur pour dévoiler les non-dits de la nature humaine.

    Présentation et notes de Judith Rosenzweig.

  • Dans un hôtel perdu au coeur des Alpes autrichiennes, un jeune baron décide de tromper son ennui en séduisant une femme. Il jette son dévolu sur une dame élégante, mère d'un garçon de douze ans, Edgar, dont il va sournoisement se rapprocher afin d'atteindre sa proie. Edgar, d'abord grisé par cette nouvelle amitié, va rapidement comprendre qu'il n'est que l'instrument du baron et, blessé dans son orgueil, n'aura qu'une idée en tête : découvrir ce brûlant secret qui pousse le couple à des jeux dangereux...Avec l'exceptionnelle finesse psychologique qui le caractérise, Stefan Zweig explore l'âme tourmentée d'un enfant, son sentiment de trahison, sa fascination face au monde mystérieux des adultes, et nous raconte la fin poignante d'une certaine innocence.Tous les titres de Stefan Zweig sont au Livre de Poche.Alzir Hella fut le traducteur désigné par Stefan Zweig et sa traduction fait aujourd'hui référence.Traduit de l'allemand par Alzir Hella.

  • «Cher monsieur Balsan, Je n'écris jamais car, si j'ai de l'orthographe, je n'ai pas de poésie. Or il me faudrait beaucoup de poésie pour vous raconter l'importance que vous avez pour moi. En fait, je vous dois la vie. Sans vous, je me serais tuée vingt fois.»
    Odette Toulemonde.

    La vie a tout offert à l'écrivain Balthazar Balsan et rien à Odette Toulemonde. Pourtant, c'est elle qui est heureuse. Lui pas. Leur rencontre fortuite va bouleverser leur existence.
    Huit récits, huit femmes, huit histoires d'amour. De la petite vendeuse à la milliardaire implacable, de la trentenaire désabusée à une mystérieuse princesse aux pieds nus en passant par des maris ambigus, des amants lâches et des mères en mal de filles, c'est une galerie de personnages inoubliables qu'Eric-Emmanuel Schmitt poursuit avec tendresse dans leur quête du bonheur.

  • Jorge vit en Equateur. Tous les jours il plante des graines de kapokier là où une compagnie forestière américaine a eu l'autorisation d'exploiter l'or vert d'Amazonie. Pour chaque arbre déraciné, Jorge dépose une graine dans l'espoir de combattre la déforestation massive de son pays. Jusqu'à ce que le couperet tombe : Jorge et son père sont contraints de quitter leur maison.
    A la manière d'un cadavre exquis, douze auteurs engagés se sont passé le témoin sur la plateforme d'écriture collaborative LES ARBRES INEDITS pour écrire trois suites à l'histoire inventée par Mathias Tripard, le lauréat du concours organisé par UNICEF.
    1 LIVRE ACHETE = 1,50 EUROS REVERSE A L'UNICEF.

  • Francis Scott Fitzgerald fut un nouvelliste hors pair. Les revues littéraires américaines s'arrachaient ses écrits quand l'auteur emblématique des années folles était au faîte de sa gloire. Dix-huit textes inédits ont été retrouvés : seize nouvelles et deux esquisses de scénario destinées à Hollywood. Les rêves de succès, la solitude des gens simples ou célèbres dans un monde en crise, le milieu du cinéma et ses moeurs, mais aussi la maladie et la folie sont quelques-uns des thèmes qui traversent ce recueil. Une publication qui constitue aujourd'hui un événement littéraire mondial.

    Fitzgerald instille ce mélange d'ironie cruelle, de profondes mélancolies et de vraies âpretés qui est son climat de prédilection. Télérama.

    Exotique, extatique, sarcastique. Le Parisien.
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    À chaque nouvelle ou presque, une image fulgurante, une formule viennent rappeler de quelle grâce extraordinaire était capable le funambule Fitzgerald. Le Monde des livres.

  • Que ce soit à New York ou à Varsovie, Isaac Bashevis Singer, en véritable maître conteur, construit un univers extraordinaire, hanté de démons, de revenants, de rabbins ou de révolutionnaires, d'artistes et de femmes perdues. Témoignages hauts en couleur d'un monde presque anéanti par la barbarie nazie, ces histoires ont résolument le parfum et la saveur de la culture yiddish. Mais les préoccupations de l'auteur dépassent largement les frontières de la rue Krochmalna et du Lower East Side. Dans un mélange détonant de réalisme et de mysticisme, ses nouvelles nous transportent au coeur de l'âme humaine, là où naissent l'amour, le désir, la jalousie et la foi.Cet ouvrage réunit trois recueils de nouvelles de Singer : Yentl, Le Blasphémateur et La Couronne de plumes.Préface de Florence Noiville.Traduit de l'anglais par Marie-Pierre Bay et Jacqueline Chnéour.

  • Le monde change, les époques se succèdent, pourtant le coeur humain ne varie pas et la quête du bonheur est un continuel recommencement. C'est ce que nous montrent Aurélie, créatrice de santons dans le Comtat Venaissin, Hector, faïencier à Apt, Félicien, paysan des Alpes-de-Haute-Provence, ou Madeleine, ouvrière de la chaussure à Romans, dont les destins s'entrelacent sur plus d'un siècle au fil des générations. Si humbles soient-elles, ces existences n'échapperont pas aux cruautés de la grande histoire ni aux injustices du sort. Mais en dépit de tout, elles resteront portées par l'espérance...
    À travers quatre nouvelles enracinées dans ces terres du Midi qu'elle sillonne avec passion, Françoise Bourdon (Le Moulin des Sources, Le Mas des Tilleuls, Le Fils maudit...) nous livre de magnifiques leçons de vie.

  • Que ce soit à New York ou à Varsovie, Isaac Bashevis Singer, en véritable maître conteur, construit un univers extraordinaire, hanté de démons, de revenants, de rabbins ou de révolutionnaires, d'artistes et de femmes perdues. Témoignages hauts en couleur d'un monde presque anéanti par la barbarie nazie, ces histoires ont résolument le parfum et la saveur de la culture yiddish. Mais les préoccupations de l'auteur dépassent largement les frontières de la rue Krochmalna et du Lower East Side. Dans un mélange détonant de réalisme et de mysticisme, ses nouvelles nous transportent au coeur de l'âme humaine, là où naissent l'amour, le désir, la jalousie et la foi.Cet ouvrage réunit quatre recueils de nouvelles de Singer : Passions, Amour tardif, Le Beau Monsieur de Cracovie et Le Fantôme.Traduit de l'anglais par Marie-Pierre Bay, Paul Giniewski et Jacqueline Chnéour.

  • Plus de vingt ans après sa mort, un recueil inédit de nouvelles, réflexions et récits autobiographiques de l'écrivain « salement inspiré ». Sortis d'archives et de journaux d'époque, ces textes courts, qui recouvrent une période de 1944 à 1990, nous permettent de découvrir ou redécouvrir l'écrivain en devenir.

  • Vers le milieu du XVIe siècle, après huit années au couvent de la Visitation, Hélène Campireali, jeune fille de noble famille, regagne Albano pour y vivre près de son père. Un voisin, Jules Branciforte, s'éprend d'elle au scandale du seigneur de Campireali qui voit d'un mauvais oeil la cour que ce jeune homme pauvre fait à sa fille. Un soir d'été, grâce à une longue canne, Jules élève jusqu'à la fenêtre d'Hélène un bouquet - et elle décide de s'en saisir. Le début de cette nouvelle - qui sera plus tard la première des Chroniques italiennes - laisserait présager une idylle si l'auteur ne prenait la peine d'annoncer " les malheurs affreux qui vont former le triste sujet " de son récit. A la dernière page, néanmoins, demeure une ineffaçable impression de fraîcheur qui, jointe à la simplicité naïve des amours de Jules et d'Hélène, donne au texte sa qualité singulière.

  • Arthur Schnitzler La Nouvelle rêvée « Je ne sais chanter d'autre chant que celui trop familier de l'amour, du jeu et de la mort », écrivait Arthur Schnitzler. Exemplaire de cette triple obsession, La Nouvelle rêvée, chef-d'oeuvre d'érotisme et de fantastique achevé en 1925 après une genèse de dix-sept ans, fascina Stanley Kubrick qui s'en inspira pour son dernier film Eyes wide shut.
    A Vienne durant le carnaval, Fridolin, qui est médecin, est appelé au chevet d'un mourant. Après la mort de son patient, il se trouve entraîné dans une soirée masquée. Mots de passe, femmes voilées, musique suave... tout concourt au mystère et au sentiment d'irréalité. De son côté, dans la même nuit, Albertine, son épouse, va vivre en rêve des aventures analogues empreintes d'une trouble sensualité. Entre les songes pervers de la femme et les transgressions « vraies » de l'homme, la réalité clignote et se trouble.

  • Théophile Gautier Contes et récits fantastiques Fables de vampires, histoires de doubles et de sortilèges, ce recueil évoque par bien des traits une taverne allemande d'Hoffmann, avec ses monstres inquiétants et ses fantômes grinçants. On y retrouve, en effet, les thèmes chers à la première génération romantique, et notamment sa fascination pour le fantastique venu d'Ecosse ou de Rhénanie. A ceci près, cependant, que Théophile Gautier imprime sa marque propre à cet univers trouble de la rêverie humaine : chaque récit reçoit un supplément d'angoisse et de surnaturel qui renforce sa dimension fantastique et l'agrémente d'un surcroît de mystère.
    L'un des proches de Théophile Gautier avait affirmé que «c'était peu de dire qu'il était superstitieux, il était la superstition même...» Ces Contes et récits fantastiques en sont la parfaite illustration. Derrière le bon vivant se cache en fait un homme taraudé par les sombres figures de l'irrationnel. A sa manière, peut-être, un devancier du Breton de Nadja, lequel dénonce la vanité de «la conventionnelle opposition de la folie et de la raison qui se refuse à faire la part de l'irrationnel».

    Ce volume comprend : La Cafetière, Omphale, La Morte amoureuse, La Chaîne d'or ou l'Amant partagé, Une nuit de Cléopâtre, La Toison d'or, Le Pied de momie, Le Roi Candaule, Arria Marcella, Avatar, Jettatura.

    Edition établie par Alain Buisine.

  • M.  Shimomura dessine un loup en quelques traits celui qu'il a vu ou celui qu'il a imaginé  ? , deux soeurs âgées partagent une intimité à mourir d'ennui, un illustrateur découvre sa plus grande terreur et tante Gerda, qui a passé sa vie à écouter les autres, finit par dessiner une carte des relations humaines.
    La Cartographe aborde le désir de posséder de la terre ou une oeuvre d'art, de devenir adulte et d'être heureux. Ou tout simplement le désir de désirer. Dans ce recueil de nouvelles, le premier publié par l'auteur du Livre d'un été, Tove Jansson y déploie déjà son ton acerbe, son regard attentif et son humour noir.
      Une conteuse exceptionnelle célébrée dans le monde entier.  Télérama.

    Des histoires qui redonnent le sentiment enfantin de l'étrangeté du monde.  Grazia.
      Préface de Birgitta Ulfsson.
      Traduit du suédois par Nolwenn Borrel

  • >Nerval Sylvie « Si un écrivain a cherché à éclairer les lois profondes presque insaisissables de l'âme humaine, c'est Gérard de Nerval dans Sylvie. Cette histoire qu'on a qualifiée de peinture naïve, c'est le rêve d'un rêve. Gérard essaie de se souvenir d'une femme qu'il aimait en même temps qu'une autre. En évoquant ce temps dans un tableau de rêve, il est pris du désir de partir. Il arrive... dans un pays qui est plutôt pour lui un passé et ce qu'il voit alors, pour ainsi dire détaché par une nuit d'insomnie, est entremêlé si étroitement aux souvenirs qu'on est obligé à tout moment de tourner les pages qui précèdent pour voir où on se trouve... présent ou rappel du passé.
    La couleur de Sylvie est une couleur pourpre d'un rose pourpre en velours pourpre ou violacé, et nullement les tons aquarellés d'une France modérée. Gérard a trouvé le moyen de donner à son tableau les couleurs de son rêve. » Marcel Proust, Contre Sainte-Beuve.

    Edition de Marie-France Azéma.

  • " Le docteur Iachvine se tourna brusquement vers moi, et je remarquai que son regard se faisait soudain pesant :

    [...] - J'ai tué, précisa-t-il.


    - Quand cela ? repris-je de façon saugrenue.

    Iachvine indiqua le chiffre " 2 " et répondit :

    - Pensez un peu, quelle coïncidence. Dès que vous avez commencé à parler de la mort, j'ai regardé le calendrier, et j'ai vu que nous étions le 2. Du reste chaque année cette nuit-là me revient en mémoire.
    Voyez-vous, il y a de cela sept ans nuit pour nuit, et même... Iachvine sortit une montre noire, la regarda... oui, presque heure pour heure, dans la nuit du 1 er au 2 février, je l'ai tué.

    - Qui cela ? Un patientoe demanda Guins.

    - Oui, un patient.


    - Mais non sciemment ? fis-je.

    - Si, de façon délibérée, répondit Iachvine. "

  • Ce recueil de 26 textes, nouvelles, chroniques de la Russie des années 1920 -à 80 % inédits- , plonge le lecteur dans l'ambiance du communisme de guerre et de la NEP (nouvelle économie politique). L'auteur brosse une galerie de portraits (Nepman, ouvriers, paysans et gens du peuple) qui illustre la société soviétique de cette époque.

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