Fanny Wallendorf, L’appel






Richard stagne à 1m60 en saut en hauteur dans son lycée. Nous sommes dans les années 60 et c’est en écoutant son corps et en se mettant en profonde méditation qu’un jour il sautera sur le dos alors que tout le monde saute la barre en ciseaux. Étonnement, stupéfaction, incompréhension, interdiction du saut … C’est une première dans le monde du saut en hauteur et ça le mènera jusqu’au podium olympique. Cet adolescent de fiction, Fanny Wallendorf ne l’a pas complètement crée, il s’agit de Dick Fosbury. Mais sa vie d’adolescent à côté, tout est fiction. L’auteure signe un roman initiatique puissant qui inspire. De tous les surnoms qu’on lui donne, des sermons, des entraîneurs qui le lâche, Richard n’en a que faire, il avance et témoigne aussi de sa génération aux États-Unis. Entre le saut, les filles, l’adolescence, la guerre du Vietnam... une seule chose reste : le saut en hauteur.

Fanny Wallendorf, traductrice de Neal Cassidy et Raymond Carver entres autres, signe un premier roman sublime qui se déroule sur plusieurs années et nous fait tomber amoureux de ce gamin innocent et surprenant. Une réussite !



« Les jours filent, la joie le porte. La joie est joyeuse et génère de la joie. Elle est plus profonde que l'enthousiasme, elle est terrienne, il en est lourd, elle le muscle, elle le travaille au corps. Elle est heureuse et grave. Elle est certifiée, avérée, elle s'est installée dans sa vie et il s'est installé en elle. »


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