© 2020 par Librairie Au fil des Mots

Un si petit oiseau, Marie Pavlenko






Après un accident de voiture qui l'a laissée meurtrie, Abigail rentre chez elle. Elle ne voit plus personne. Son corps mutilé bouleverse son quotidien, sa vie d'avant lui est insupportable. Comment se définir quand on a perdu ses repères, qu'on ne sait plus qui on est, que la douleur est toujours embusquée, prête à exploser ? Grâce à l'amour des siens. Grâce aux livres. Grâce à la nature, au rire, aux oiseaux. Avec beaucoup de patience, peu à peu, Abi va réapprendre à vivre.


SUPERBE ! Marie Pavlenko donne un second roman plein de douceur et de subtilité. Elle sait traduire avec une justesse folle la colère, le deuil et la tristesse.



« On est fous, nous, dans notre petite vie bien proprette. Je suis un monstre avec un bras coupé net, j'attire les regards. Mais je te les prendrais tous par la peau du cul et je te les balancerais en 1919, paf, et profite de la vue ! Pourtant, il me semble qu'il existe une différence, c'est que je suis une femme. J'ai l'impression qu'un corps d'homme brisé, peut-être un relent de guerres, justement, est plus acceptable. Un blessure, ça fait warrior. Pour une femme, dans l'inconscient de pleins de gens, la féminité écorchée est une monstruosité. »


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